Les joyeuses mélancolies de Dominique A en mode mineur

Après deux premières parties dispensables sans être mauvaises, Dominique A a présenté son nouvel album "Eleor" lors d'une soirée sans grand éclat.

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Alors que le soleil baignait de ses derniers rayons les jardins du Botanique, c'est quelques rues plus loin, dans un Cirque Royal tristounet et déconnecté de l'ambiance du festival que se produisait Dominique A.

Sensation renforcée par les prestations de Joy et Laetitia Sheriff en premières parties. Tant la Française que le groupe de Marc Huyghens (ex-Venus) ne sont pas mauvais en soi mais leurs morceaux sonnent tellement datés et prévisibles qu'on s'ennuie vite.

Autre souci, peut-être était-ce dû à notre place dans la salle, mais on a trouvé le son assez indigne de la qualité habituelle du Cirque. Bref, on était plutôt ronchon quand Dominique A a investi la scène avec un excellent dernier album, Eléor, sous le bras.

Et comme à chaque fois, on a adoré la capacité, rare, qu'a Dominique A à chanter les vies ratées, les amours déçus, les actes manqués avec un son rock et un sourire qui captivent tout au long du concert.

Cependant, nous n'avons pas retrouvé le souffle et la force des concerts précédents. La faute à un concert pas encore totalement rôdé en en début de tournée et à une setlist qui a "oublié" quelques morceaux-phares pour coller au format festival.

Bien sûr, c'était beau, c'était mélancolique, c'était parfois electro et rock avec un groupe resserré, guitare-batterie-basse-synthé (avec l'excellent Sacha Toorop à la batterie qu'on aimerait d'ailleurs revoir au chant), mais on n'a pas vu surgir le gigantesque Dominique.

On a eu droit au très bon Dominique A. Un artiste qui même en mode mineur se place à un niveau que peu d'autres artistes francophones peuvent atteindre.

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