Les gamins

Adulescence, obsession du sexe, éclate et lose... Les gamins est le délire régressif de ce début de printemps!

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Alain Chabat touché par le syndrome de Peter Pan, qui troque ses vieux pulls de beauf, son canapé et sa télé pour des t-shirts moulants et des bracelets en cuir.

Sandrine Kiberlain complètement azimutée en mère baba cool, qui se ruine en cotisations auprès d’associations humanitaires lui donnant une illusoire bonne conscience. L’humoriste qui monte, Max Boublil, roi de la réplique qui tue.

Et une apparition jouissive d’Iggy Pop dans son propre rôle. Voilà le quatuor de bonnes raisons qui nous font penser que cette comédie à l’histoire pourtant anodine pourrait devenir la bonne surprise rigolarde du printemps.

Le pitch? Un père convainc son futur beau-fils de ne pas se marier avec sa fille et quitte le foyer conjugal en sa compagnie. Direction les 400 coups jour et nuit, dans une nouvelle vie de célibat et de fiestas bien senties.

Mais nous sommes heureusement loin de la comédie romantique plan-plan, et nettement plus près de la comédie de mœurs.

Écrite au scalpel façon Judd Apatow, voire parfois Woody Allen, cette fable de l’abêtissement végétatif possède ce qui fait défaut à la majorité des autres comédies françaises: le souffle.

A un point tel que ces Gamins prennent du relief et du poids au rythme d’une déconne qui ne faiblit pas jusqu’à la fin.

Les gamins
Réalisé par Anthony Marciano. Avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain – 95’.

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