Les chiffres insolents du luxe

Malgré la récession et l'austérité, les parfums haut de gamme, sacs hyper-chics et berlines premium cartonnent. 

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20 %. C’est le taux de croissance attendu du secteur du luxe en Chine.

46 %. C’est le taux de progression de l’allemand Hugo Boss depuis le début de l’année, ex æquo avec Prada. LVMH, leader du marché a déjà, lui, grimpé de 13 %.

3.538. C’est le nombre de Rolls-Royce écoulées dans le monde en 2011. Pour le constructeur, un record. Pour le marché chinois, un bond de 50 %.

4,9 milliards €. C’est le chiffre de vente record du groupe PPR (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron…) en 2011. Soit un milliard d’euros de plus qu’en 2010.

440 milliards €. C’est ce que génère l’industrie européenne du luxe, qui détient 70 % du marché mondial. Un secteur qui représente aussi 3 % du PIB de l’Union.

Une Visa pour l’emploi

Faut-il s’indigner de la toute-puissance du luxe? Peut-être… Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il génère 1,5 million d’emplois directs et indirects en Europe.

Voilà pourquoi Antonio Tajani, commissaire européen chargé de l’Industrie, souhaite renforcer la compétitivité de ce véritable pilier, à l’heure où les Vingt-sept tablent autant sur l’austérité budgétaire que sur la relance économique.

Sur ce marché très porteur, la Belgique doit tirer son épingle du jeu. "Notre faiblesse, c’est notre manque de capital à risque, pointe Jean-Pol Piron de Brussels Exclusive Labels. Nos sociétés doivent essayer de sortir de leurs frontières."

C’est pour cette raison que le luxe bruxellois veut se payer une vitrine de 3.500 m2 dans le Mid Packing District, le nouveau place to be new-yorkais. Coût du projet axé sur la décoration d’intérieur et la gastronomie: 10 millions d’euros. Le prix à payer pour espérer décrocher des contrats inaccessibles depuis Bruxelles.

Décryptage du marché du luxe dans le Moustique de cette semaine.

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