Les Bien-Aimés: Quelques moments de grâce

Chantre de films qui, à force de ne parler qu’à quelques-uns, ne disent finalement plus rien à personne (L’homme au bain), Christophe Honoré avait promis de revenir à un cinéma moins laborieux.

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Pari à moitié réussi! Cette réflexion sur le temps qui érode les sentiments, vue à travers les histoires d’amour d’une mère (Madeleine interprétée par Catherine Deneuve) et sa fille (Véra, Chiara Mastroianni), offre quelques moments de grâce. Notamment avec Ludivine Sagnier (qui incarne Madeleine dans les années 60) divinement espiègle, ou une Mastroianni simplement bouleversante. Mais on se retrouve pourtant face à un fameux paradoxe. Honoré rend hommage à la Nouvelle Vague en la singeant grossièrement, alors que le propre de ce mouvement se logeait précisément dans le refus de toute imitation. Résultat: des dialogues théâtraux et une mise en scène en roue (trop) libre. On a failli très bien aimer ces Bien-Aimés, mais finalement on les trouve juste de bonne compagnie.

Les Bien-Aimés
Réalisé par Christophe Honoré (2011). Avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Ludivine Sagnier – 135'

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