Les Ardentes 2013: Oxmo Puccino, royal

A la veille de ses quarante ans, le pionnier du rap français a illuminé le HF6 samedi.

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Sourire contagieux, chaleur, classe. Voilà tout ce que dégage mister Abdoulaye Diarra. Venu pour défendre les couleurs de son sixième album "Un roi sans carosse", le king est humble et prêche la bonne parole. "C'est l'amour qui fait la force" lâche-t-il d'entrée. On ne peut que lui donner raison face à l'assemblée rugissante, le smile jusqu'aux oreilles, qui l'acclame.

 

Le tout forme une (petite) armée d'aficionados qui se dandine en rythme grâce aux bonnes vibes que distillent ses quatre musiciens, au top de leur forme, ultra-synchronisés même dans leurs pas de danse. Façon chorale de gospel.

 

Et quand le MC s'avance et entame "Être libre, c'est sortir d'une prison pour une autre"du morceau Parfois, on sent la magie opérer. Celle des mots, qui bien maniés, prennent tout leur sens sans qu'on le sente arriver. Acclamations. Le roi s'incline pour remercier et mieux se relever ensuite sur Le mal que je n'ai pas fait tiré de son dernier album.

 

"Trop de coeur pour faire des sentiments, la plume est mon épée, la vérité mon châtiment." Incisif, lui qui exprimait sa rage face au racisme dans tous les textes de ses débuts a décidé de calmer le jeu pour au contraire, prôner la paix. Vient Black Popaye, véritable hymne à Puccino. "Sur mon bateau je pars à la conquête…" C'est réussi, l'armée de fans s'est agrandie. Chapeau.

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