Les Ardentes 2013: dEUS, rois du stade

En clôture de cette belle soirée du samedi aux Ardentes s'installait dEUS, valeur sûre du rock made in Belgium, fierté nationale, et ce des deux côtés de la frontière linguistique. Assez rare pour le signaler. Autant dire que la foule était au rendez-vous.

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Sans actu musicale assez récente pour la formation Anversoise, à part l'album "Following Sea" sorti en 2012, le show s'annonçait best of. Et ça n'a pas manqué.

 

Alignés comme un bataillon, soit à quatre de front avec le batteur en fin de peloton, le groupe de Tom Barman lance les hostilités sur The Architect pour enchaîner direct sur Constant Now. "C'est la première fois pour nous aux Ardentes" lâche le chanteur. Le festival risque de s'en souvenir.

 

Du lourd, du très lourd, qui prend la foule aux tripes à la vitesse d'un café instantané. Puis retentit Instant Street. Oubliée la fatigue de la journée, les jambes mollassonnes et le dos qui crie de s'asseoir. Fébrile comme le frontman, l'assemblée est aux abois. Prête à tenir, longtemps, longtemps, face au chef de meute tout de blanc vêtu qui s'époumone devant eux.

 

Le son hurle, un peu trop fort sans doute, mais qu'importe. Les envolées du violon de Klaas Janzoons, mises en valeur par un mixage très réussi, nous ont déjà emportés ailleurs. Sans doute que le lightshow, flashant à faire crisser un épileptique, y est aussi pour quelque chose.

 

Viennent les surprises, la reprise de Oh Well du Fleetwood Mac puis l'intégration du morceau dance Barbara Streisand de Duck Sauce dans Fell off the floor, man. En apothéose, mister Barman propose au public de monter sur scène. Et il ne se fait pas prier.

 

Cohue générale, pas de quota d'entrée pour assister à Suds & Soda de tout prêt , la sécu n'en a que faire. La foule est dense et danse. Un joyeux bordel, manquait que les feux d'artifices. Putain, c'était bien.

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