L’enfant d’en haut

En haut: les riches aux sports d’hiver. Dans le bas de la vallée: un garçonnet qui survit dans une banlieue glauque en chapardant le matos des nantis pour le revendre.

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Un bon point de départ et un joli portrait d’enfance. Pas de psychologie facile chez Ursula Meier, mais d'excellents acteurs et des plans qui vont droit à l’essentiel. On pense tenir un film qui marquera durablement…

Mais la fin manque de souffle et l’on se prend à regarder sa montre comme le lascar zieute sa vie sans perspective. Après une heure, comme si elle avait exploité toutes les ficelles de son histoire, la réalisatrice belge se répète et perd de sa force.

Car si elle parvient souvent à surfer avec talent sur les pistes déjà balisées par les frères Dardenne, il y a une différence de taille! Les Sérésiens étaient parvenus à susciter, sur la longueur, de la sympathie pour une vendeuse de gaufres et de l’empathie pour un gamin au vélo.

Là où ce gamin d’en haut, lui, débouche sur une certaine apathie dans la dernière ligne droite.

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L'enfant d'en haut
Réalisé par Ursula Meier. Avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein, Gillian Anderson – 97’.

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