Le sang de la vigne: les larmes de Pasquin

Depuis que TF1 a décidé d'arrêter il y a trois ans Sauveur Giordano - malgré de bonnes audiences -, la fiction française cherchait pour Pierre Arditi un nouveau héros récurrent.

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Depuis que TF1 a décidé d’arrêter il y a trois ans Sauveur Giordano – malgré de bonnes audiences -, la fiction française cherchait pour Pierre Arditi un nouveau héros récurrent.

Le sang de la vigne pourrait combler ce manque. La Une diffuse aujourd’hui le pilote de cette série inédite, qui sent bon le bordeaux.

Comme on l’imagine, ce premier épisode (Les larmes de Pasquin) place le décor. Œnologue réputé, Benjamin Lebel (Pierre Arditi) prépare son guide annuel. En plein travail, notre expert est interrompu par le commandant Barbaroux. La police judiciaire est confrontée à une étrange affaire. La veille, un vieil homme a été retrouvé mort. Et ce décès est entouré d’une mise en scène pour le moins insolite. A deux pas du cadavre ont été posés un verre rempli de vin et… onze autres verres vides. Dans la région, on pense que seul Lebel est capable de définir le terroir et le millésime de ce vin. De quoi démarrer une enquête labyrinthique!

« C’est un type très compétent dans son domaine, explique Arditi. Dans la vie, il a un côté caustique, une belle élocution mais surtout, un avis sur tout! Ce qui peut parfois provoquer des tensions assez aiguës avec ceux qui l’entourent. » Parmi eux, on retrouve pour ce premier opus des valeurs sûres comme Rufus, Jean Benguigui ou Claire Nebout et Catherine Demaiffe.

Lui-même grand amateur de vins – il va jusqu’à exercer sa plume dans le magazine spécialisé Terre de vins! -, Pierre Arditi n’a donc pas atterri dans ce programme par hasard: « A 66 ans, j’ai passé l’âge de faire des choses qui m’ennuient. A présent, je ne participe qu’à des projets qui m’intriguent, m’intéressent et m’amusent. Dans cette série, ces trois aspects sont réunis. »

Rarement exploitée en télé, l’œnologie ne sert ici que de prétexte. Car il s’agit bien d’une adaptation de romans policiers à succès, traduits dans de nombreux pays. Mais à l’écran, le résultat reste assez conventionnel, il faut le reconnaître. Le scénario ultra-classique et le rythme parfois mollasson sont heureusement sauvés par une excellente interprétation générale. Ce n’est pas encore Le sang de la vigne qui révolutionnera le genre, mais la personnalité d’Arditi devrait lui permettre de trouver son public. A moins d’un surprenant couac d’audience, le tournage de nouveaux épisodes devrait vite se poursuivre.
David Hainaut

1er janvier: 20h20 LA UNE Le sang de la vigne: les larmes de Pasquin

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