Le Roi Philippe comme vous ne l’avez jamais vu

Ce mercredi 3 décembre, RTL-TVI et la RTBF reviennent sur le parcours royal du roi Philippe après 500 jours de règne. Au programme, des images aussi exceptionnelles qu’inattendues.

1230601

Qui est vraiment le roi Philippe? Comment travaille-t-il? Quelles valeurs inculque-t-il à ses enfants? Jamais la Belgique n’aura été aussi proche de la réponse. Dans le plus grand secret, le couple royal a permis aux journalistes des quatre chaînes de télévision nationales de pénétrer dans leur quotidien pendant presque un an. RTL-TVI a devancé ses confrères de la RTBF, VRT et VTM en annonçant que serait diffusé le 3 décembre Philippe – 500 jours de règne, reportage coprésenté par Alix Battard et Thomas de Bergeyck.

Face à l’épais brouillard de rumeurs et de mystères qui entoure la famille royale, qui n’a jamais rêvé d’être une petite souris et de se glisser dans les couloirs du palais pour y découvrir les dessous des événements historiques et des moments intimes? "Nous avons souhaité offrir un autre regard aux téléspectateurs, explique Emmanuel Mestag, producteur du reportage. Que ce soient l’affairement dans les cuisines en vue du dîner d’Etat en l’honneur du président chinois, les préparations de certaines cérémonies, les cours de musicologie suivis par la reine Mathilde ou les moments de complicité et de tendresse familiaux, nous avons tout vécu et tout filmé avec une proximité étonnante: jamais personne n’avait été autorisé à les suivre d’aussi près!"

Les rares journalistes qui ont vécu cette expérience n’en reviennent toujours pas. Habituellement accompagnés d’une trentaine de confrères lors des événements officiels, ils étaient cette fois très peu nombreux: un petit groupe d'élus, témoins de moments intimes ou historiques, à qui le roi venait parfois même serrer la main. Gaëtan Zanchetta, caméraman, s'avoue encore impressionné. "J'ai raconté à mes enfants ce que c’était d’entrer dans le petit cercle fermé du roi: le voir au travail, lors de moments historiques ou encore avec ses propres enfants… Ce sont des choses que l’on imagine à moitié. Le cadre, également, était atypique: travailler dans ce palais chargé d’histoire ne laisse personne indifférent!"

D'autant qu'à la cour, une première année de règne signifie toujours beaucoup de réceptions, de rendez-vous… "Jamais nous n’aurions pu espérer participer à tant d’activités, admet Emmanuel Mestag, le producteur du documentaire. Philippe est très actif: il travaille, reçoit, travaille, rend visite, et travaille encore. Avec Albert II, nous n’étions plus habitués à un tel rythme. La fin et le début d’un règne n’ont évidemment rien à voir."

Scènes inédites

L’émission revient notamment sur deux moments phare de ces 500 jours de règne: la prestation de serment du gouvernement Michel et les préparatifs au premier dîner d’Etat du roi Philippe en l’honneur de Xi Jinping, le président chinois. " Le faste, le sérieux et la rigueur du service et de la cuisine, l’argenterie utilisée depuis des siècles, l’ambiance musicale, le tout dans les magnifiques serres du Jardin d’hiver, sous des palmiers importés par Léopold II… Mê me si c’est en tant que spectateur, on se rend compte que l’on assiste à un moment d'exception, que le commun des mortels ne pourra jamais vivre…" , raconte le journaliste Dominique Henrotte. Ses collègues, Déborah Van Thournout et Emmanuel Mestag se rappellent les cours de musicologie suivis par la reine. "Mathilde est impressionnante: elle s’impose une organisation militaire. Vous, lorsque vous arrivez à un cours, vous écoutez le prof parler. Elle, non. Directement, elle demande au professeur de revoir plusieurs points du derniers cours, de répéter des morceaux, d’en expliquer d’autres. Elle est très exigeante envers elle-même!"

Gaëtan Zanchetta, lui, retiendra surtout la complicité qui unit cette famille: "Après les avoir filmés en vacances, je me suis rendu compte que ce sont des parents comme les autres… avec de plus lourdes responsabilités. La complicité qui les lie à leurs enfants est très forte. Un jour, nous étions à la mer. Philippe était dégoûté par l’odeur de poissons. Il fallait voir la grimace qu’il a faite: ses enfants ont explosé de rire. Ils adorent le voir comme ça".

Rock et cravate

Mais filmer la famille royale implique un certain nombre de règles: personne ne s’adresse au roi, et tout fait l'objet d'autorisations. "Rien à voir avec nos habituels reportages, confirme Gaëtan Zanchetta, obligé, pour la première fois, de travailler en costume-cravate. Nous nous devions de rester discrets et professionnels, et étions constamment accompagnés d’un agent de communication du palais. Quant au programme, il n’y en avait tout simplement pas! Souvent, la rédaction m’appelait la veille pour me prévenir que le palais m’ouvrirait ses portes le lendemain: mon horaire était complètement chamboulé , mais qu’importe, il fallait que j’y sois!" Le tournage, effectivement, s'est avéré extrêmement compliqué. "C'était plus que rock’n’roll, confirme Emmanuel Mestag. A l’heure de cette interview (une semaine avant la diffusion – NDLR), nous n’avons même pas encore tout mis en boîte. Demain, nous partons encore en reportage!"

Patrimoine et archives RTBF

RTL, RTBF, VTM et VRT ayant travaillé de concert sur ce projet, la chaîne publique francophone prévoit également une soirée royale dans son émission C’est du belge. Vu le dispositif mis en place par la concurrence, elle a chamboulé tout son programme pour diffuser son propre reportage, sans doute en deuxième partie de soirée. Mais à l’heure de rédiger ces lignes, aucune heure précise n’était encore communiquée. Cependant, on nous a déjà prévenus que si le reportage RTBF reprend logiquement les mêmes images pour les mixer aux archives de l’émission C’est du belge, il se distinguera de RTL par son recul et sa dimension analytique, grâce à la multiplication des regards portés sur cette année royale via des experts de tous bords.

Sur le même sujet
Plus d'actualité