Le Hobbit: Un voyage inattendu

Il y a une excitation particulière à voir Le Hobbit. Pourquoi? Parce qu'il est la promesse d'un retour dans une saga qui nous a enchanté il y a une dizaine d'années.

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Et de retrouvailles avec des personnages qui nous sont désormais chers: Frodon, Galadriel, Gandalf, Elrond, Gollum. Et bien sûr Bilbo, le Hobbit. A peine entrevu veillissant dans la première trilogie, il est ici le plein héros de l’aventure, aux côtés de treize nains répondant aux doux noms de Thorin, Nori, Ori, Dori, Oin, Gloin, Kili, Fili, Balin, Dwalin, Bofur, Bifur et Bombur.

Ça, c’était pour les présentations d’usage. A l’arrivée, le film nous a-t-il plu? La réponse est oui. Et non.

Oui parce que l’on s’émeut à l’idée de repartir à l’aventure une nouvelle fois. Parce qu’on replonge avec un plaisir inouï dans la comté et ses vertes prairies. Parce que l’on se pâme encore devant les paysages grandioses de la Terre du Milieu.

Parce que Martin Freeman interprète un très joli Bilbo, avec l’humour et le détachement nécessaires à pareille tâche. Parce que le film se positionne d’entrée du côté de l’humour et de la comédie. Parce qu’il n’évite pas non plus la violence (ça décapite à tout-va) ni les scènes plus anxiogènes (la toute première rencontre entre Bilbo et Gollum est le véritable sommet du film).

Parce que l’on retrouve les ingrédients qui faisaient la grandeur du Seigneur des anneaux: bagarres, aventure, quête, personnages forts, paysages ahurissants, créatures effrayantes…

Mais à l’arrivée, comme un goût de trop peu. Car on s’est finalement peu attaché aux nouveaux personnages (excepté Bilbo).

Parce que si la qualité de la 3D est ahurissante, on est un peu dérangé par l’aspect "sitcom" de certains plans.

Parce que les bagarres sont très nombreuses et le temps donné à la découverte des personnages, un peu trop réduit.

Parce qu’on en attendait beaucoup. Peut-être trop. Et que l’histoire racontée dans ce premier volet est un peu trop maigre. N’est-ce pas tout simplement la nature même de l’épisode d’installation?

Pourtant, malgré ces mini-déceptions, la magie opère encore. Et si Bilbo n’a pas la force du Seigneur, on peut faire confiance à Peter Jackson pour donner un sérieux coup de fouet à la saga lors du second volet.

Il nous avait déjà fait le coup la fois précédente. "Vous savez, mon épisode favori de la Trilogie de l’Anneau, c’est le second: Les Deux Tours,nous a-t-il confié. Plus besoin de présentation ni de mise en condition. On est directement dans le feu de l’action et l’on peut prendre le temps de creuser les personnages." C’est tout ce que l’on souhaite pour la suite des aventures de Bilbo.

Voir les salles où ce film est à l’affiche

Le Hobbit: Un voyage inattendu
Réalisé par Peter Jackson. Avec Martin Freeman, Ian McKellen, Andy Serkis, Elijah Wood, Cate Blanchett, Richard Armitage – 174′.

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