Le foot pour les nuls: les systèmes de jeu

Les analystes ont beau répéter comme un mantra que "ce n’est pas le dispositif tactique qui compte, c’est l’animation", voire carrément "la philosophie de jeu" (élevant les entraîneurs au rang de "philosophes", eh oui…), les codes à 3 ou 4 chiffres censés décrire le placement des joueurs sur le terrain restent ce qu’on évoque en premier lorsqu’on se pique à discuter "tactique". Déchiffrage.

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4-4-2

C’est ce qu’on désigne comme le schéma "classique": quatre défenseurs, quatre milieux de terrain et deux attaquants. Dans les faits, on se rend compte que cette tactique est aujourd'hui essentiellement utilisée par les équipes "moyennes" (Suisse, Australie, Etats-Unis…), sans grand relief, qui s’appuient davantage sur un "bloc-équipe"que sur des "individualités" de génie. Comme la Belgique de Tonton Waseige, quoi.  

 

 

 

 

4-3-3 ou 4-5-1

Il s’agit du dispositif à la mode de la plupart des équipes dominantes. Le milieu de terrain est soit "en triangle" (deux défensifs et un meneur de jeu), soit "en triangle inversé" (un récupérateur devant la défense et deux "box-to-box", voir ci-dessous). 4-4-3 et 4-5-1 ont en commun de reposer sur un attaquant de pointe et deux ailiers. La différence? Dans le 4-3-3 de l'Argentine, du Brésil ou du Portugal, les ailiers ont un mot d'excuse de leurs parents qui les dispensent de tout travail défensif. Dans le 3-5-1 de l'Allemagne, de l'Angleterre… ou de la Belgique, tout le monde défend, punt aan de lijn. On résume: sur le gazon, Messi ou Ronaldo ont le droit de marcher. Hazard, non.

 

 

5-3-2 ou 3-5-2

Que ce soit dans sa version défensive (5-3-2) ou offensive (3-5-2), ce dispositif repose sur les mêmes invariants: trois défenseurs centraux et des latéraux qui "balaient leur couloir". Un schéma old-school, resté longtemps l’apanage des équipes d’Amérique du Sud. Celles-ci l'ont-elles abandonné ou pas? Les geeks de tactique brûlent d'avoir la réponse… Les autres, non.  

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