Larry Crowne

Vous avez aimé Coup de foudre à Notting Hill? Si oui, vous verserez une petite larme avec Larry Crowne.

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De Forrest Gump à Seul au monde en passant par Le terminal, Tom Hanks aura souvent campé le même type de personnage: le bon gars débonnaire et débrouillard. Et ce deuxième film où il occupe les casquettes de réalisateur et d’acteur (après That Thing You Do! en 1996) n’échappe pas à la règle. Au lieu de l’île déserte de Seul au monde, on passe ici au campus d’une université où Larry (Tom, donc) reprend des études pour réorienter sa carrière après avoir perdu son job. Et à la place de Catherine Zeta-Jones dans Le terminal, voilà Julia Roberts, prof désabusée, cynique et surtout nouvellement célibataire… Ça aide pour la suite du film, prévisible dans ses moindres détails. Pourtant, le tout fonctionne bien. Et non seulement on ne quitte pas la salle devant tant de facilité, mais on se fait piéger. Et c'est la petite larme à l'œil que l'on décide de partir juste avant que les lumières ne se rallument pour éviter que le voisin ne nous surprenne en flagrant délit d’émotion facile.

Mais si la force de Larry Crowne ne tient pas à son scénario, d’où vient-elle? Principalement de ses comédiens et de son ancrage dans l’actualité. Hanks et Roberts, qui partageaient déjà l’affiche dans La guerre selon Charlie, sont imbattables dans ce registre de la comédie romantique bien comme il faut. Tandis que le fond de crise économique qui plane sur tout le récit contribue à la fois à crédibiliser le film et à dédramatiser son contexte. Bref, ce Larry se regarde comme une énième rediffusion de Notting Hill un soir de rien d’autre à la télé: on se promet de ne pas se laisser avoir cette fois, et l’on succombe quand même. Inoffensif, mais plaisant. – F.V.

Larry Crowne (Il n’est jamais trop tard)
Réalisé par Tom Hanks (2010). Avec Tom Hanks, Julia Roberts, Bryan Cranston – 99’.

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