La toute première fois des animateurs télé

Ils ont l’air à l’aise et donnent l’impression d’avoir ça dans la peau, mais les présentateurs ne faisaient pas tous les malins quand ils ont commencé. Entre peur et excitation, huit personnalités télé nous racontent leur première fois.    

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François De Brigode – En remplaçant

Quelles conditions?

En 1987 ou 1988 à la RTBF de Charleroi pour l’émission régionale Ce soir. J’étais journaliste pour le magazine, je réalisais des reportages. Un jour, le présentateur Christian Druitte s’est senti mal, il m’a donc demandé à 17h30 de le remplacer pour le direct de 19h30.

Comment ça s’est passé?

Eh bien, je l’ai remplacé au pied levé, comme on dit "Priorité à l’antenne". Comme toute première fois, je n’étais évidemment pas au top mais la direction a jugé que c’était plutôt pas mal. Dans mes souvenirs, l’équipe a tout fait pour que tout se passe bien, mais j’étais seul, sans filet, sans prompteur, rien.

Un enseignement?

J’ai appris à gérer les montées d’adrénaline. Il ne faut jamais hésiter dans la vie à faire le grand saut. Je suis pour les expériences nouvelles et l’improvisation. Comme on dit, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon!

 

Jean-Louis Lahaye – Le rêve

Quelles conditions?

C’était dans les années 2000, un samedi soir pour un prime time de Bingo Vision. J’étais le remplaçant de Thomas Van Hamme, qui lui-même était devenu présentateur de l’émission suite au décès de Marc Posno. Maria Del Rio m’accompagnait en plateau.

Comment ça s’est passé?

C’était chaud! Cela se passait dans les conditions du direct, alors j’avais préparé l’émission comme un dingue, tout seul dans mon coin. Tous les cas de figure étaient surpréparés, rien ne pouvait arriver et rien n’est arrivé. Du coup, ça s’est vraiment très bien passé.

Les conséquences?

Eh bien, ça a changé ma vie! Juste après l’émission, en rentrant chez moi, j’ai reçu plein de coups de fil d’amis pour me féliciter. De simple voix off, j’étais passé en prime time, un samedi soir. Après, on m’a proposé de nouvelles choses et j’ai pu me lancer dans d’autres projets.

 

Jean-Michel Zecca – La trouille totale

Quelles conditions?

Cela devait être en mars 1998 avec Jacques van den Biggelaar pour une émission qui s’appelait Ça alors. RTL avait fait un casting pour recruter des chroniqueurs, j’ai postulé et j’ai été retenu. Pour la première émission, je devais présenter deux reportages sur des idées un peu farfelues.

Comment ça s’est passé?

Je n’ai jamais autant trouillé de ma vie! Je pense que j’aurais pu appeler ma mère pour qu’elle vienne me rechercher. Avec ce stress intense, je me disais que finalement la télé ce n’était peut-être pas mon truc.

Ça vous a apporté quoi?

Un costume… Je le revois encore, il était beige, beaucoup trop grand pour moi. C’était une catastrophe, j’étais habillé comme l’as de pique! En plus, j’avais trop de gel, bref, je ne ressemblais à rien.

 

Barbara Louys – En famille

Quelles conditions?

J’ai remplacé Armelle dans Forts en tête aux côtés de Jacques Mercier. Après un long casting avec plus de 800 personnes, j’ai finalement été choisie et j’ai commencé en septembre 2001. Je me rappelle très bien que l’on recevait Adamo.

 

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