La taupe

Basé sur un best-seller de John Le Carré, un film d’espionnage exigeant et diabolique.

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On a souffert! Enduré une demi-heure de dialogues très denses. Essayé de démêler les nœuds d’un début d’intrigue où le mystère ne faisait que s’épaissir à mesure que les brumes tentaient de se dissiper.

Et supporté les mimiques de Colin Firth (Le discours d'un roi) qui n’est plus un acteur mais un Stabilo. Tant il sert à surligner le côté very british de ce film, adaptation du premier volet des trois romans signés John Le Carré consacrés à l’espion George Smiley.

Mais nous n’avons pas regretté de nous être accroché. Car ce récit d’espionnage complexe, sur fond de guerre froide avec suspicion, manipulations et chasse à l’homme, rend parfaitement justice au bouquin. Grâce à sa construction méticuleuse et à son rythme très lent.

Qui permet au spectateur d’anticiper ce qui pourrait arriver l’image suivante… avant de le surprendre par une péripétie (presque) toujours inattendue. Pas de gadget dans cet anti-James Bond. Mais un film glacial et implacable. Qui montre à quel point des non-dits et des regards fuyants en disent parfois plus que des cascades sur fond d’espionnes siliconées avec décolletés en double file.

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La Taupe
Réalisé par Tomas Alfredson (2011). Avec Mark Strong, John Hurt, Gary Oldman – 127’.

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