La religieuse

Nouvelle adaptation du roman de Diderot, avec Huppert, Bourgoin et la magnifique Pauline Etienne.

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Coincée dans un couvent contre son gré, une jeune religieuse qui éveille les passions tente de sortir de son état.

Première bonne nouvelle, l’histoire de La religieuse, écrite autour de 1780 par le moraliste Denis Diderot, reste d’une modernité résolument contemporaine, auréolée d’une écriture simple et superbe. Déjà adaptée au cinéma par Jacques Rivette (et censurée en pleine Nouvelle Vague sous la pression vaticane), l’histoire de Suzanne Simonin se découvre comme un portrait de femme en quête de liberté face à l’Eglise.

Deuxième bonne nouvelle, le film est porté par une actrice de chez nous, Pauline Etienne, dont la fraîcheur éclaire le film (voir portrait page …). Trimballée de couvents glauques en mères supérieures gratinées (le pompon revenant non pas à la peu crédible Louise Bourgoin mais à Isabelle Huppert, parfaite en nonne perverse), la jeune femme nous fait passer par toutes les étapes de sa révolte bouillonnante.

Dommage alors que la réalisation sage de Guillaume Nicloux (Cliente, La clé, Cette femme-là), hésitant entre classicisme et rupture de rythme, ne parvienne pas totalement à en transmettre l’inquiétude, voire la ferveur.

La religieuse
Réalisé par Guillaume Nicloux. Avec Pauline Etienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin, Françoise Lebrun – 114’.

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