La planète des singes: les origines

L’image de la statue de la Liberté enfoncée dans le sable, la barbe de Charlton Heston et les sourires angéliques des singes Zira et Cornelius font tellement partie de l’inconscient collectif du cinéma que cette nouvelle adaptation relevait par essence du projet casse-gueule.

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Mais, malin comme un singe, Rupert Wyatt (Ultime Evasion) s’en sort avec les honneurs pour trois raisons. D’abord, si son film s’inspire du roman initial de Pierre Boulle, il n’en est pas une réelle adaptation puisqu'il remonte en fait aux origines de l’histoire. Expliquant comment un scientifique expérimentant un traitement humain sur un primate lui confère une intelligence hors du commun, permettant à ce dernier de prendre la tête de son espèce dans une croisade contre l’homme. Secundo, ici, le singe occupe le rôle principal. Ce qui modifie complètement la perspective. Enfin, James Franco, brillant dans le 127 heures de Dany Boyle, est toujours aussi impeccable (cette fois dans la blouse blanche du chercheur). Tandis que Andy Serkis (le Gollum du Seigneur des anneaux), qui prête son corps à la motion capture pour incarner le singe principal, a compris, contrairement à bien d’autres acteurs, que cette technique informatique permettait elle aussi des performances bourrées d’émotions. Et si le scénario se révèle parfois simpliste, le tout se regarde comme un excellent film d’action épuré, sans grimaces inutiles.

Réalisé par Rupert Wyatt (2011). Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow – 115’.

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