La permission de minuit

Vincent Lindon dans un film pudique qui ne traite pas de la maladie, mais des liens très forts qui unissent un enfant et son médecin.

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Vincent Lindon dans un film pudique qui ne traite pas de la maladie, mais des liens très forts qui unissent un enfant et son médecin.

Romain (Quentin Challal) a 13 ans et est condamné. Atteint d'une maladie génétique rare – elle touche moins de cent personnes en France – il ne supporte pas la lumière du jour. C'est un "enfant de la lune". David (Vincent Lindon) a 50 ans et est professeur en dermatologie.

C'est lui qui soigne Romain depuis sa plus tendre enfance. Entre l'adulte et l'ado, une amitié profonde s'est nouée. Un jour David reçoit la confirmation d'une mutation qu'il n'attendait plus et n’ose avouer à son protégé qu’il va bientôt changer de job… Tous les éléments étaient réunis pour accoucher d’un mélo tire-larmes à haute dose de pathos ajouté. Mais Delphine Gleize arrive à livrer une histoire sensible où le sourire n’est pas interdit. D’abord parce que le duo entre Lindon et Challal ne joue pas la carte de l'apitoiement. Ensuite parce que cette Permission de minuit renverse joliment les principes d'éducation. Ici, le coucher du soleil signifie justement la liberté retrouvée et non pas le retour au bercail. Gleize évite avec bonheur la tentation documentaire pour lui préférer une belle histoire d’amitié où se mêlent tempête affective, culpabilité, petites joies du quotidien et spectre de la mort. – F.V.

Réalisé par Delphine Gleize (2010). Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Quentin Challal – 110'.

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