La face B des DJ

Envie de gagner votre vie en jouant les DJ? Attention, malgré David Guetta et les autres papes du genre, le métier ne serait pas aussi rentable ni glamour qu’il n’y paraît. Enquête sur les dancefloors. Entre mythes, beats et réalités.

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God is a DJ" pilonnait Maxi Jazz, leader charismatique du groupe britannique Faithless, en 1998. Et il ne croyait pas si bien dire. Car à la grand-messe de l’EDM (Electronic Dance Music), les DJ vedettes David Guetta, Steve Aoki, Avicii et autres nouveaux papes prêchent aujourd’hui devant des millions d’adeptes, dans les plus grandes boîtes de nuit de la planète. Cachets à six chiffres, déplacements en jet privé, villas à Ibiza… Et horde de groupies en prime. Un régime de véritables pop stars. Tout ça pour "passer des disques" quelques heures par semaine? Le job de rêve, qui forcément fait des émules.

Aujourd'hui, nombreux sont les ados à mimer les gimmicks de leurs DJ favoris sur les dancefloors chimériques de leur chambre à coucher. Avant de s’offrir une table de mixage chez Carrefour comme on se payait une première guitare d’occase. Le solfège et les cals aux doigts en moins. Car aujourd’hui, n’importe quel logiciel permet de mixer avec une moitié d’oreille, voire pas d'oreille du tout. Mais hors ces Guetta, Avicii et consorts, peut-on réellement vivre de ce "métier"? Dans quelles conditions? Et face à quelle concurrence?

En Belgique, depuis quelque temps, le marché est complètement saturé, malgré la présence quasi systématique aujourd’hui d’un disc-jockey dans chaque bar, expo, magasin ou spot de pub qui se respecte. "Avec ces consoles qui mixent automatiquement, tout le monde peut être DJ aujourd’hui, atteste David Gorez, ex-programmateur du Fuse.Et tout le monde veut l’être! Il suffit de choper la playlist de son idole, d’acheter une petite console chez Media Markt et le tour est joué."

La suite de notre enquête dans le Moustique du 1er octobre 2014.

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