La dame en noir

Daniel Radcliffe parvient à faire un peu oublier Harry Potter.

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Double renaissance au programme! D’abord parce que ce thriller très adroit marque la première réalisation majeure des mythiques studios londoniens de la Hammer depuis leur âge d’or des années 50 à 70 (avec des classiques de la pétoche comme La locataire et des perles de série Z comme leur relecture de Frankenstein).

Et puis surtout parce que cette Dame en noir signe le premier essai de Daniel Radcliffe post-Harry Potter et que le gamin parvient presque à nous faire oublier qu'il a usé ses culottes sur les bancs de Poudlard.

L'ex-sorcier campe un notaire forcé de rejoindre un village perdu dans les brumes des campagnes anglaises pour y régler la succession d’une bâtisse. La visite de ce manoir lugubre va évidemment faire basculer le binoclard dans les pires cauchemars, surtout après avoir croisé la mystérieuse dame en noir, sorte de Folcoche du palais des horreurs.

Doté d'un scénario certes très classique mais parfaitement déroulé, ce film est surtout servi par une photographie superbe qui fait songer dès les premiers instants au Sleepy Hollow de Tim Burton. Pour exemple, le spectateur en arrive même à baver de plaisir devant une scène où trois fillettes se défenestrent. C’est dire. Petit Harry marche sur la bonne voie pour éviter le syndrome Mark Hamill, qui n’a jamais réussi à sortir du costume de Luke Skywalker.

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La dame en noir
Réalisé par James Watkins (2011). Avec Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer – 95’.

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