La belle envolée d’Eicher

Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir réalisé quinze albums au cours de leur carrière sans jamais se répéter. 

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Eicher fait partie de cette caste rare. Funambule des mélodies, toujours prêt à voltiger d’un style à l’autre, il élargit encore la palette sur cette belle "Envolée", disque discret au charme voilé qui donne envie de "souffler sur les braises pour qu’elles prennent".

Son frère des mots Philippe Djian est toujours là. Il pousse même la chansonnette sur le fragile Elle me dit. Mais c’est le revenant Avril (deux albums électro sur le label F Com de Laurent Garnier dans les années 90) avec Le sourire et Miossec avec Disparaître qui signent les deux ballades acoustiques ultimes de ce disque.

Eicher trouve le confort dans les arrangements boisés de Mark Daumail, moitié de Cocoon. Et si ses amis de Calexico et de Lambchop sont assis avec lui autour du feu, c’est lorsqu’il évoque la solitude  dans ses chansons (Tous les bars, Dans ton dos, L’exception) qu’il se montre le plus touchant. Un album qui fait du bien.

 

Stephan Eicher
L’envolée
Universal

Le 13/12 au Cirque Royal.

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