Kirikou et les hommes et les femmes (3D)

Leçon de vie pour les petits et piqûre de rappel pour les parents qui accompagnent. Le troisième Kirikou tient toutes ses promesses!

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Il restait donc encore de beaux souvenirs de l’enfance de Kirikou à évoquer. Et c’est son grand-père qui s’en charge. Nous racontant par exemple comment Kirikou, grâce à sa bravoure et son intelligence, est venu au secours de la femme forte, dont le toit de la case avait été détruit par la sorcière Karaba. Plus loin, on découvre aussi le secret d’un mystérieux monstre bleu et d’autres aventures qui sont arrivées à ce héros que ses trois pommes de hauteur n’empêchent pas de secouer le cocotier quand il le faut.

Bref, cinq nouveaux contes qui, comme d’habitude, déversent des valeurs simples mais universelles (entraide, tolérance). "Il est difficile pour moi d'expliquer le succès de Kirikou, confie le réalisateur Michel Ocelot. Mais il faut croire qu'il parle tout simplement aux gens. A travers des valeurs sur lesquelles je tape depuis mes premiers courts métrages dans les années 80. Bref, rien ne change sur le fond."

Sur la forme, par contre, il y a du neuf. Puisque Kirikou passe à la 3D, "uniquement parce que les producteurs me l’ont demandé", précise Ocelot. "Le défi était donc simple sur papier mais moins sur grand écran: concilier ces techniques modernes avec une certaine forme de tradition artisanale qui j’ai toujours suivie. Même si je ne suis toujours pas persuadé de l’utilité de la 3D dans le cas de mon style, je suis content du résultat final." Qui, à l'arrivée, ne confère qu’un léger effet de relief décoratif. Mais, surtout, ne déforme en rien cet univers si particulier.

Tellement particulier, d’ailleurs, que son géniteur n’entend partager son héros avec personne. "Je ne sais pas encore s’il y aura d’autres épisodes. Mais si tel devait être le cas, ce sera ma volonté, ma décision et ma réalisation. Le succès de Kirikou m’a apporté une chance énorme: on me laisse procéder exactement comme je le souhaite. J’ai mangé de la vache enragée durant des années. Le succès est arrivé vers mes 55 ans, et je vais en avoir bientôt 70. Maintenant que ça marche pour moi, je ne vais pas le céder à quelqu’un d’autre, que ce soit de mon vivant ou même après, d’ailleurs. Il faut rester modeste: Kirikou était une bonne idée, mais il en existe encore certainement des milliers d’autres dans les cerveaux fertiles de jeunes artistes en herbe. A eux de montrer de quoi ils sont capables." Un film à savourer en famille.

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Kirikou et les hommes et les femmes (3D)
Réalisé par Michel Ocelot. Avec les voix de Romann Berrux, Awa Sène Sarr – 88’.

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