Journal d'un commandant de camp: une fresque atroce sur Arte

À l'origine, Johannes Gutschmidt n'avait aucune raison de suivre la ligne nazie. Prussien dans l'âme, cet homme était un officier de la Werhmacht, plus attaché au Kaiser qu'au Führer.

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Mais il obéissait aux ordres. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a été affecté à la tête de plusieurs camps de soldats soviétiques faits prisonniers sur le front de l'Est. Biélorussie, URSS, Pologne. Dans son carnet, composé de 447 doubles pages, s'étale une fresque de l'horreur consignée avec le plus grand soin.

Rarement traitée dans les médias, l'extermination des prisonniers soviétiques se faisait par un cocktail détonant: privation totale de nourriture, captivité dans un local d'un froid à fendre une montagne, épidémies galopantes, sévices corporels, cannibalisme.

Dans son carnet, Gutschmidt écrit que les prisonniers étaient vite réduits à l'état de bêtes humaines. "Il n'y avait rien à manger, ni à boire. Beaucoup mouraient. Finalement, on leur a distribué des macaronis secs et ils se sont battus pour en avoir." Q.N.

15 juinArte 20h40: Histoire: Journal d'un commandant de camp

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