Joëlle Scoriels – « Une quotidienne ne me manque pas »

On l'épinglait trop absente des couloirs de la RTBF. Que nenni, l'animatrice de 69 minutes sans chichis n'a jamais été aussi présente à Reyers. Et heureuse.

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Depuis la suppression de la quotidienne de Sans chichis, Joëlle Scoriels est moins présente à l'écran mais s'éclate toujours autant. Invités décalés, joyeuse bande de chroniqueurs et terroir s'invitent toutes les deux semaines dans son prime time qui, malgré des audiences en dents de scie, a trouvé sa vitesse de croisière. L'enjouée animatrice fait le bilan de sa saison 2014 bien remplie tout en assurant la promo d'Action Damien, dont elle est devenue la marraine. Bref, que du positif.

Un récent sondage vous a élue animatrice de l'année 2014, alors que vous êtes moins présente à l'écran qu'avant. Heureuse?

Joëlle Scoriels – Oh oui, complètement. Je ne m'y attendais pas. Comme 69 minutes sans chichis ne passe que deux fois par mois sur La Deux, j'imaginais que l'adage "Loin des yeux, loin du cœur" allait s'illustrer. Eh bien non. C'est une belle récompense pour clôturer l'année. Ça me touche.

De quoi faire taire les mauvaises langues relayées par un article qui récemment évoquait un rappel à l'ordre de votre direction pour "manque d'assiduité au bureau"?

J.S. – Jean-Paul Philippot et François Tron, mes patrons, m'ont tout de suite contactée pour me dire qu'ils ne savaient pas d'où sortait cette info, qu'elle était complètement infondée et que j'avais toute leur confiance. C'était effectivement n'importe quoi. Malgré les apaisements de ma hiérarchie, ça me gêne terriblement que cet article reste sur Internet alors que ce n'est qu'un tissu de mensonges, c'est calomnieux. Je pense porter plainte.

Dans 69 minutes sans chichis, vous avez choisi de faire le grand écart entre des personnalités comme Daniel Van Buyten, Monseigneur Léonard ou Maurane. Finalement, qui était le plus agréable?

J.S. – Ça dépend. Quelqu'un du showbiz est généralement un bon client qui connaît les mécanismes de la télé, mais je suis plus curieuse quand l'invité vient d'un autre milieu. Comme avec Daniel Van Buyten. Pourtant, bizarrement, de la saison c'est l'émission avec Maurane qui m'a le plus excitée parce que c'est une forte personnalité, elle n'hésite pas à ruer dans les brancards. En ce qui concerne Monseigneur Léonard, on avait envie de se surprendre en allant dans toutes les directions possibles. C'était pas tant l'idée d'avoir un invité religieux, mais plus le fait d'avoir une figure connue des Belges, de surcroît sujet à controverses. Du coup, c'était gai de lui permettre de s'exprimer de manière différente que dans les interviews coupées du JT.

Même si c'est pour lui faire boire du péket en direct?

J.S. – (Rire.) Oui! D'après moi, il faut valoriser le côté terroir, ça plaît au public. C'est intéressant de traiter les invités à la belge, d'intégrer ces éléments de belgitude.

Qui serait votre invité idéal en 2015?

J.S. – C'est souvent tributaire de l'actu. Mais depuis que l'émission existe, on rêve d'avoir quelqu'un comme Gérard Depardieu ou Benoît Poelvoorde. Benoît, on lui a envoyé plein d'invitations, mais à chaque fois ça ne se fait pas. Je parle de lui le plus souvent possible en espérant qu'un jour il se dise: "Mais évidemment, c'est chez Joëlle que je dois aller, comment je n'y ai pas pensé plus tôt?" (Rire.) J'ai envie de lui dire à quel point il serait bien reçu chez nous, à quel point ce serait merveilleux, à quel point on ne l'embêterait pas avec des questions auxquelles il ne veut pas répondre. Cher Benoît, je t'embrasse bien fort et à très vite! C'est typiquement le genre de personne rare qui du coup suscite une curiosité folle. Le but est de respecter l'invité.

La suite de l'interview dans le Moustique du 7 janvier 2015

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