#JeNeSuisPasCharlie

Ils ne sont pas Charlie. Ils ne sont pas adeptes du djihad. Ils ne se félicitent pas de l'assassinat de caricaturistes. Ils ne prétendent pas que "Tuer, c'est mal, mais Charlie l'avait bien cherché". Ils se reconnaissent en général dans la condamnation des attentats ou même la défense de la liberté d'expression. Pourtant, ils ont préféré rester chez eux, plutôt que de se joindre à la marche républicaine de dimanche dernier.

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Qui sont-ils? Il y a de tout, et même du très honorable.

Il y a ceux qui trouvaient Charlie Hebdo manichéen et méprisant à l'endroit de qui ne partageait pas ses vues ultra-laïques. Ceux qui ne supportait pas sa grossierté assumée. Ceux qui n'ont pas apprécié que François Hollande fasse le tri dans les partis autoriser à défiler, pour finalement ne pas inviter le Front National, mais accueille tous les dirigeants politiques sans autre forme d'examen d'entrée. Ceux qui estiment que les autorités n'avaient pas à défiler, elles dont l'échec contre le terrorisme est patent. Ceux qui déplorent que Charlie était financièrment au bord du gouffre et bien seul quand ses caricaturistes étaient encore vivants. Ceux, enfin, qui refusent de penser que, dans ce rassemblement de 4 millions de Français, il y avait trop d'unanimité convenue, trop de populations hétérogènes, trop d'opinions contradictoires pour représenter la leur. Il y a ceux, enfin, qui ont créé le groupe "Je ne suis pas Charlie" sur Facebook, qui comptait lundi plus de 26.000 fans sur Facebook. Conformément à ce qu'ont scandé près de 4 millions de personnes en France et 20.000 à Bruxelles, en défense de la liberté d'expression, ils en ont évidemment parfaitement le droit.

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