Jardin Extraordinaire: ce qui va changer avec Tanguy Dumortier

A 34 ans, le journaliste Tanguy Dumortier devenu reporter succèdera en septembre à Claudine Brasseur. Et promet du changement.

1105800

Disparu des écrans de la RTBF en 2010 pour se consacrer aux reportages animaliers, et accessoirement rejoindre sa femme installée en Afrique pour deux ans de mission, le journaliste Tanguy Dumortier reprend les rênes du Jardin extraordinaire avec exaltation. "J'ai toujours adoré cette émission, je la regardais gamin, c'est d'ailleurs elle qui a participé à attiser ma passion pour la nature." Petit bémol, le reporter va devoir calmer ses pulsions "d'ailleurs" pour se ranger du côté des calmes allées du Jardin made in Belgium dès septembre, date à laquelle il s'installe dans ses nouvelles fonctions.

"Je vais devoir me sédentariser un peu plus, même si la direction montre un certain désir de me suivre dans mes reportages à l'étranger. Bon, certains paniquent un peu quant à l'idée de se lever tous les jours à cinq heures du matin et de dormir dans des conditions rudimentaires, mais c'est le moment d'amener du changement." C'est que le journaliste entend bien amener sa touche au programme sans faire du 100 % Claudine Brasseur.

"Si j'ai toujours été d'accord sur le fond des sujets que traitait Claudine, je compte aborder les choses d'une manière différente. Moins frontale. Parce que les gens sont fatigués qu'on ne leur pointe que les problèmes. Mon optique est d'abord de montrer la beauté du monde avant de parler des dangers qui le menacent." Le futur présentateur de l'émission a une idée très claire du chemin qu'il veut emprunter pour ce Jardin 2.0. "Je ne veux surtout pas faire du 30 millions d'amiset n'aborder que les animaux domestiques. J'aimerais pouvoir élever le débat sans faire dans le scientifique. C'est un équilibre à trouver. J'ai beaucoup eu l'occasion de voir les ravages du braconnage, avec certains éléphants dont la tête avait été coupée à la hache pour leur voler leur ivoire… J'ai envie de sensibiliser les gens à cette cause." Tout en craignant une chose: "J'espère vraiment que les gens vont savoir faire la différence et ne vont pas commencer à m'appeler Claudine. (Rire.)C'est une institution, ce programme". Rendez-vous en septembre pour découvrir la nouvelle mouture du magazine le plus identitaire de La Une.

Retrouvez l'interview de Claudine Brasseur dans le Moustique du 21 mai 2014.

Sur le même sujet
Plus d'actualité