Jappeloup

Guillaume Canet monte en selle dans le rôle de Pierre Durand, champion olympique qui lâcha son métier d’avocat pour se consacrer au saut d’obstacles.

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A priori, voici un film dont on pourrait craindre le pire. D’abord, le cinéma français n’est pas doué pour raconter les histoires de champions.

Et depuis L’étalon noir et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, les films hippiques souffrent d’effets kitsch terribles.

Mais voilà un réalisateur (canadien et cavalier) qui a su s’emparer de la bête, avec une souplesse et une émotion inattendues. La force du film réside dans sa très bonne facture générale (un excellent rythme, des dialogues au poil et une B.O. eighties) mais surtout dans la très fine construction des personnages. Guillaume Canet et Daniel Auteuil en tête.

Présenté comme antihéros très français, le personnage de Pierre Durant permet au réalisateur des Petits mouchoirs de réaliser un vieux rêve (il montait à cheval gamin) et surtout de signer une composition d’une grande force psychologique.

Râleur, passionné, imbu de lui-même autant que pas sûr de lui, son champion nous touche aussi dans le très beau rapport père/fils qui se noue avec Daniel Auteuil, bouleversant dans le rôle d’un père aussi dévoué que démuni (Daniel si tu nous entends, on t’aime).

Enfin, les passionnés de chevaux en ont aussi pour leur compte. Parce que le petit cheval Jappeloup a de quoi nous surprendre. Et c’est aussi le but de cette grande fresque hippique et populaire.

Jappeloup
Réalisé par Christian Duguay. Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil et Marina Hands – 130’.

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