Jamie Woon: Un prince dans les étoiles

Après James Blake, voilà l'autre révélation dubstep de l'année. Attention, c'est beau à en pleurer.

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Enfant, Jamie Woon rêvait de devenir astronaute. On comprend dès lors mieux pourquoi le nouveau prince de la dubstep néosoul a fait rallumer les centaines de petites étoiles ornant les tentures de l'AB Box qui affichait complet pour son premier concert belge ce mercredi 4 mai.

S'il ne sera jamais un héros de la Nasa, Jamie possède pourtant le don de nous faire voyager dans l'espace. "Mirrorwriting", premier album de ce producteur/DJ/songwriter du East London, est un cadeau tombé du ciel. D'une voix de chanteur soul black des sixties et avec juste ce qu'il faut de beats électro, il offre sa vision moderne du blues.

Jamie Woon sait écrire des tubes dancefloor, comme le monstrueux Lady Luck ou le single Night Air. Il use et abuse de la réverb sur des productions-compositions complexes mais toujours accessibles, plonge régulièrement dans des paysages ambiant façon Moby et exprime une touchante sensibilité à fleur de peau.

"J'aurais pu réaliser ce disque uniquement avec mon laptop et un sampler,explique-t-il. Mais bien qu'on me considère comme un DJ ou un producteur dubstep, un peu geek et underground sur les bords, je reste un grand amoureux de pop et de songwriting. J'écris aussi avec une guitare et une feuille de papier. C'est ce qui donne selon moi à ce premier disque ce mélange de modernité et de old school."

Disque à la production chirurgicale qui mérite d'être écouté sur de bonnes enceintes hi-fi pour en apprécier toutes les finesses, "Mirrorwriting" révèle aussi toute la complexité de son auteur. "Ma mère (Mae McKenna – NDLR) est une chanteuse celte qui partageait ses activités entre un groupe folk traditionnel et des piges comme choriste sur les productions pop des années 80. C'est elle qui chante derrière les premiers tubes de Kylie Minogue! Elle exerçait son art sans être dans la lumière. Je suis un peu comme elle, adepte du low profile. J'ai su très tôt que je voulais chanter et j'adore m'exprimer en live avec mon groupe, mais je me sens très mal à l'aise quand il s'agit d'occuper le devant de la scène ou de parler de moi dans les interviews. Plusieurs chansons de ce disque évoquent cette angoisse presque maladive à affronter le monde extérieur. Mais là, je ne peux plus reculer…"

 

Le 19/8 au Pukkelpop.

Dubstep
Jamie Woon
Mirrorwriting
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En session à Studio Brussel

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