J’ai regardé la télé avec… Sandra Kim

Elle ne passe pas seulement à la télé, elle la regarde aussi. Zoom à domicile sur les habitudes télévisuelles d'une célébrité.

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Grande zappeuse, l'unique gagnante belge de l'Eurovision livre ses arrêts sur images.

Dans quelques jours, la Belgique défendra ses couleurs à l'Eurovision par la voix de Roberto Bellarosa. Mais à la simple évocation de ce concours de chant, c'est à une autre personne que l'on pense: Sandra Kim. Et pour cause! Sa victoire (inégalée) en 1986 de cette compète de chant hors normes et un poil ringarde l'a installée au rang de superstar dans notre plat pays. Et ce, fait assez rare pour le souligner, des deux côtés de la frontière linguistique!

Autant dire qu'elle connaît le petit monde de la télé sur le bout des doigts pour l'avoir arpenté de plateaux en directs, grâce à son franc-parler caractéristique tellement apprécié sous nos latitudes qui lui vaut aussi d'avoir sa chronique Sandra Kim seule contre tous chaque vendredi sur VivaCité.

"Ce n'est pas parce que j'ai fait l'Eurovision que je suis fan du concept. Maintenant, c'est vraiment devenu n'importe quoi. Il y a 160.000 pays qui passent, c'est long et abrutissant, les chansons sont ridicules et les gens viennent en jogging. Ça n'a plus rien du chic de mon époque. Mais bon, ça reste toujours amusant à regarder entre amis avec un bon verre de vin. D'ailleurs, tu prendras bien à boire? De l'eau, du jus de fruit? Qu'est-ce que je te sers?"

Impossible de dire non à Sandra Kim. On la savait dynamique, on la découvre aux petits soins dans son appartement de Nossegem. "Je suis d'origine italienne et ma mère m'a inculqué cette valeur, celle de bien recevoir." Autre tradition héritée de ses racines italiennes, celle de laisser la télévision allumée en bruit de fond. "Quand j'étais petite, mes parents ne coupaient jamais le poste. En semaine comme à Noël ou à Pâques. C'est quelque chose qui se fait partout en Italie, bien plus qu'écouter la radio, donc on voit défiler tous les programmes. C'est une présence. Dès que je me lève, je mets Télé-Matin, je ne regarde que d'un œil, mais l'émission est à l'écran pendant trois heures."

Et effectivement, le poste de télévision occupe une place de choix dans le home sweet home de Sandra Kim. Trônant comme un trophée, l'écran plat est accroché fièrement sur le mur de la pièce principale, entre deux canapés rebondis et une vitrine remplie de DVD. C'est là, installée bien confortablement, que la chanteuse s'est laissée aller à quelques achats impulsifs matinaux. En cause, le téléachat, évidemment. "Eh oui, je suis tombée dans le panneau de ces produits miracles, comme tout le monde. Et tout ce que j'ai acheté a fini à la poubelle."

Pointe le souvenir douloureux d'une machine qu'on a tous rêvé de se procurer pour se sculpter un corps d'athlète. Mais oui, ces espèces de ventouses qui promettent des tablettes d'abdos en béton armé. "J'ai reçu ce truc par la poste, donc je l'ai mis et j'ai lancé le bidule. Mais c'était à fond de balle! J'ai fais un bond en arrière de cinq mètres et j'ai eu de petites décharges dans le corps pendant toute la journée."

Histoires de goût

Après cette parenthèse douloureuse, Sandra Kim jette un œil sur l'écran où défilent les images léchées d'Un dîner presque parfait sur RTL-TVI qui la font immédiatement tiquer. "J'adore les bons restaurants, je suis une grande épicurienne… Mais je déteste faire à manger, ça m'horripile", nous confie la blonde qui aime aller à contre-courant. "Je ne suis pas du tout une adepte des fourneaux, d'ailleurs ma cuisine est minuscule. Donc, je ne regarde pas une seconde les émissions culinaires, ni Top Chef, ni MasterChef, rien! Ils se stressent pour rien. Ça me gonfle, c'est toujours la même chose." 

Il n'y en a qu'un qui pourrait lui donner goût à la tambouille. Un beau brun à l'accent chantant et au sourire ultra-bright qui lui met l'eau à la bouche: Nikos Aliagas. "Ah, s'il présentait un concours de recettes, là ça deviendrait tout de suite plus appétissant. C'est un présentateur charmant. Dans tous les sens du terme." Mais l'animateur de The Voice France est loin d'être le seul à trouver grâce dans le cœur de notre Sandra nationale.

Son autre chouchou est… un peu plus étonnant. "Je suis fan de Denis Brogniart. Pas pour son physique, mais mon mari et moi sommes fous de Koh-Lanta. Epoque malheureusement révolue, avec tout ce qui s'est passé cette année…" (NDLR: la mort d'un candidat sur le tournage.) "Ça m'attriste vraiment, ça fait 12 ans que je regarde assidûment. Heureusement, il présente aussi la F1." Car croyez-le ou non, mais l'artiste voue aussi une passion aux courses de voitures.

D'un coup de télécommande précis, nous voilà sur La Une où passe comme d'hab une pub pour la grande finale de The Voice Belgique, qui on le sait a vu la victoire de David Madi. Le sujet est délicat… "J'aurais bien voulu faire partie des coachs de The Voice, ça aurait été légitime. La RTBF avait annoncé qu'elle sélectionnerait des personnalités belges et, franchement, j'ai été fort déçue de ne pas être contactée. Par contre, Lara Fabian et Maurane ont tout de suite reçu la demande, qu'elles ont déclinée, évidemment. Je n'ai pas compris non plus la présence de Marc de Suarez… Je suis sans doute trop populaire pour ce genre de programme. En tout cas aux yeux de la production."

Une image très grand public qui lui aura valu une autre proposition, moins alléchante cette fois, celle de RTL pour intégrer le jury de Belgium's Got Talent. "Mais ça, j'ai refusé! C'est un concept qui n'a pas grand intérêt, pour rester polie…"

Mais une proposition de RTL-TVI que l'artiste n'a pas pu refuser, c'est celle de Stéphane Pauwels et ses Orages de la vie. Invitée à y parler de son désir viscéral mais malheureusement impossible de fonder une famille, Sandra Kim en garde un souvenir ému. "Je regarde beaucoup Les Orages, parce que je connais pratiquement tous les gens qui y passent. "Mon" émission était très dure, émotionnellement parlant, je n'ai fait que pleurer, mais Stéphane sait trouver les mots justes. Je l'aime beaucoup, il est bien meilleur depuis qu'il est parti de la RTBF."

Fricadelles etc.

Trêve de paroles, les histoires à l'eau de rose de Plus belle la vie prennent le relais à l'écran. Rien ne va plus dans le quartier du Mistral. "Je n'ai jamais compris l'engouement pour ces amourettes", rigole-t-elle. "Chacun son truc." Et le sien, c'est plutôt les séries américaines.

Grande fan de Desperate Housewives et de Prison Break, la pétillante quadra avoue également vouer un culte à Beverly Hills et Melrose Place. "Je n'ai pas honte de le dire, même si ce n'est pas glorieux, mais ces sagas me font toujours passer un bon moment. J'adore les histoires avec des revanches familiales, des disputes, d'ailleurs j'ai aussi regardé la nouvelle version de Dallas." Autre péché mignon hérité de sa mère, celui pour les têtes couronnées. "Je ne rate jamais un épisode de Place Royale. Ça, je regarde seule, mon mari n'est pas vraiment adepte (rire)."

Un rendez-vous immanquable, par contre, dans l'alchimie du couple, c'est celui des infos. "Nous avons notre petit rituel: on commence sur RTL, puis on passe sur la RTBF ou sur VTM, mon conjoint est Flamand, et enfin sur TF1. J'adore les reportages de fin de JT sur les communes fleuries ou les produits du terroir. C'est sans doute pour les vieux, mais je m'en moque."

Direction TF1 où s'enchaînent les pubs à n'en plus finir. Publicités qui nous rappellent celle, emblématique, où l'icône de la chanson vantait les mérites des fricadelles. "Cela fait partie des choses que j'aimerais oublier. Je l'ai faite parce qu'à ce moment-là, j'étais en procès avec mon ancien manager et il y avait des factures à payer. J'en garde un mauvais souvenir, mais je mets au défi n'importe quel artiste dans la même situation de refuser cette proposition."

Commence un téléfilm de seconde zone. "C'est dommage qu'il n'y ait pas 7 à 8 aujourd'hui, continue l'artiste, c'est une de mes émissions préférées. Je l'enregistre à tous les coups." C'est que Sandra Kim a bien intégré les commandes de son fournisseur de programmes télévisuels, et ce pour une raison bien précise: enregistrer ou louer des films pour se composer une soirée bien tranquille.

Et ne lui parlez pas d'aller au cinéma. "Je déteste ça." Déjà parce qu'il faut faire la file, en plus parce que… "Je n'aime pas les gens! Ça crache, ça renifle, ça tousse. Dès que les lumières s'éteignent, tout le monde commence à parler ou à ouvrir ses chips. Ça m'agaaace. Et puis, c'est vrai, je n'aime pas trop qu'on me reconnaisse." On est si bien chez soi…

Le 8/9 chaque vendredi VivaCité – chronique Sandra Kim seule contre tous

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