Jaco van Dormael, l’interview Croisette

Il a dormi 4 heures cette nuit, mais il est sur le pied de guerre pour les interviews du Tout nouveau Testament, qui a fait l’événement hier à la Quinzaine des réalisateurs. Rencontre express à Cannes, en attendant la sortie du film chez nous à l’automne.

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Quel était le point de départ du film ?

Avec Thomas Gunzig, mon co-scénariste, on a eu l’idée de refaire l’histoire. Un jour dans mon jardin, on s’est dit : Et si Dieu vivait à Bruxelles ? Et c’est parti comme ça. Ensuite, un film c’est aussi une aventure collective. Avec mon chef opérateur Christophe Beaucarne (déjà à l’œuvre sur Mr Nobody), on a inventé ensemble un univers. Même chose avec Sylvie Olivé, ma chef décoratrice, c’est elle qui a eu l’idée que chacun soit représenté par un tiroir dans le bureau de Dieu. Il y avait des faux tiroirs partout !

Comment s’est constitué le casting ?

J’aime travailler avec des amis. Je connais Yolande (Moreau) depuis qu’elle a vingt ans. Je connais Ben (Poelvoorde) depuis vingt ans, même si on n’avait pas encore travaillé ensemble.  J’ai voulu rassembler ces visages connus avec des moins connus, des acteurs que j’adore aussi, comme Serge Larivière, Didier De Neck. J’étais très heureux aussi de rassembler tous ces accents belges différents. Jésus Christ a l’accent de Liège, Dieu de Namur et l’assassin (joué par François Damiens), du Brabant wallon. On entend des accents francophones, d’autres flamands, c’est aussi tout ça qui fait Bruxelles.

Et Catherine Deneuve  ?

J’ai eu l’idée de lui proposer le film lorsque je l’ai vue prendre position pour le mariage pour tous en France. Ça m’a impressionné. Et sur le tournage, je m’en suis rendu compte, Catherine n’a peur de rien, c’est une grande actrice.

Que représente Cannes pour vous aujourd’hui ?

Je suis heureux de présenter le film à la Quinzaine des réalisateurs, car ça n’est pas une sélection compétitive. On n’est pas là pour la compétition, mais pour partager un film. Un film, c’est plein de petits miracles.

Vous utilisez la musique du festival de Cannes dans le film, est-ce un clin d’œil volontaire ?

Pas du tout ! c’est une musique de Camille Saint-Saëns que j’aime beaucoup et que je voulais depuis le début. Je ne savais pas que c’était la musique du festival, c’est d’ailleurs Catherine Deneuve qui me l’a fait remarquer !

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