How I Ended This Summer

Une station météorologique russe paumée en pleine région polaire. Pas plus grande qu’une petite cabane, rasée de près par des rafales de vent et mordue par le froid.

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À l’intérieur, deux hommes, un ordinateur, quelques carnets de notes et un micro. Dehors, le vide à perte de vue. Quelques tonneaux rouillés renfermant du mazout. Et rien. Ou plutôt si: une nature sauvage que l’on devine hostile.

Popogrebsky filme quasi en temps réel le quotidien de Pavel et Serguei, qui se résume à l’envoi journalier de données mathématiques à une base civile. Le film dure 120 minutes. Va-t-on tenir dans cet espace clos et silencieux où rien ne se passe? Eh bien oui! À partir d’un petit incident – un non-dit du plus jeune, Pavel -, la machine tranquille du début va dérailler, et le documentaire façon Arte, se muer en un palpitant thriller mental. S’enfonçant avec un acharnement invraisemblable dans le mensonge, Pavel ne maîtrise plus sa peur et en est réduit à fuir, poussant la ressemblance avec une bête en lutte pour sa survie. En danger dedans, en danger dehors. Mais Serguei veut-il vraiment sa mort? D’une molle indifférence au début, nous voilà scotché devant un suspense exotique que n’aurait pas désavoué Hitchcock. Du grand art! – T.V.W.

 

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