Hors-compétition – The Salvation

Ici, à Cannes, tout le monde aime l'acteur danois Mads Mikkelsen, vu dans Pusher, Adam's Apple, et surtout La Chasse de Thomas Vinterberg qui  lui avait valu en 2012 le prestigieux Prix d'interprétation cannois. C'est donc dans une salle Bazin archi comble que nous avons vu cet étonnant Salvation.

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L'histoire: L'Amérique, 1870. Parti du Danemark pour se refaire une vie sept ans auparavant, Jon peut enfin faire venir sa femme et son gosse au pays de tous les espoirs.

Mais aussitôt arrivés, le moins que l'on puisse dire est que ça tourne mal. Puisque dans la diligence qui les emmène dans leur nouvelle maison, femme et enfant se font assassiner par des brigands du coin.

Ancien soldat, Jon n'hésitera pas à se faire justice lui-même. Sauf que le type qu'il abat n'est autre que le frère de Delarue, le brigand qui contrôle la région, fait payer des taxes et annexe les terres avoisinantes grouillantes de pétrole. Ce serait l'occasion, une fois pour toutes de faire la peau à ces brigands qui gâchent la vie de la paisible bourgade. Mais les villageois sont lâches et ne l'entendent pas de cette oreille.

C'est donc seul que ce cher Jon devra faire parler le Colt.

Bourré de clichés et références, cet hommage trop appuyé aux westerns de la grande époque fonctionne uniquement sur le personnage interprèté par Mikkelsen. Et si ce n'est le joli (voire accessoirement très joli) minois de Eva Green, il n'y a pas grand chose d'autre à sauver de cette aventure trop peu crédible pour accrocher. Une fois de plus, l'acteur sauve un film du caniveau.

On aurait aimé un grand film, on a au moins eu une belle prestation.

Jerome colin

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