The Hobbit: A couper le souffle

Ultra-attendu, le dernier volet de la trilogie remplit totalement le contrat.

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John Ronald Reuel Tolkien était professeur de littérature anglaise à Oxford. Cette profession, austère, ne rend pas justice à la personnalité de l’homme. Tolkien a connu l’enfer des tranchées durant la Première Guerre mondiale et ce traumatisme a été le déclencheur de son goût de plus en plus affirmé pour le merveilleux. Sa sensibilité, l’amour qu’il porte à ses enfants vont bientôt se concrétiser par les premiers jets de sa future carrière littéraire: pour les fêtes de fin d’année, il a créé des Lettres du père Noël, qu’il lit à sa progéniture. Dans ces lettres, il conte les aventures du livreur de cadeaux, de son traîneau, de ses rennes aux prises avec de méchants vilains dont toujours il triomphe à l’aide, déjà, de gentilles créatures imaginaires.  C’est à la suite de ces premières histoires qu’il crée, là encore pour ses enfants, Le Hobbit qui deviendra le livre et les films que l’on sait.

La première partie du Hobbit, c’est le Voyage inattendu. Comme dans n’importe quel conte, on installe son personnage. Le confort d’un petit bonhomme sans histoire, qui aime – comme les enfants – la routine d’un foyer douillet et de bons repas réguliers, est dérangé par un événement impromptu. Le magicien Gandalf et treize nains viennent frapper à la porte. Ces étrangers dévastent le garde-manger. Mais en échange, offrent au Hobbit un cadeau ô combien inestimable: une aventure! Qu’après maintes hésitations ("une aventure, c’est peut-être dangereux"), le petit bonhomme choisit de vivre. Il sera question d’un méchant dragon et de ses méchants alliés qu’on abordera dans la seconde partie de l’histoire, La désolation de Smaug, qui ont toutes les chances de gagner face au Hobbit. La bataille des 5 armées, ultime volet, répond à cette question: "Le Hobbit et ses amis vont-ils vraiment perdre?" C’est sans surprise mais avec plaisir qu’on voit donc en 3D cette conclusion servie par des effets spéciaux à couper le souffle – les 20 premières minutes sont d’anthologie – et par un casting impeccable. Un poil tiré en longueur, peut-être?

Retrouvez notre dossier sur Peter Jackson et le phénomène des Hobbits dans le Moustique du 10 décembre 2014.

Fantasy

Le Hobbit: La bataille des 5 armées

Réalisé par Peter Jackson. Avec Ian McKellen, Andy Serkis, Martin Freeman, Richard Armitage, Luke Evans, Evangeline Lilly, Orlando Bloom – 144'.

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