Happiness Therapy

Lorsque David O. Russell (Fighter) s’empare de la comédie romantique, c’est évidemment à bras-le-corps.

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A notre droite, nous avons Pat, pile électrique incontrôlable qui revient d’un séjour forcé en asile psychiatrique et ne rêve que d’une chose: reconquérir sa femme et sa vie d’avant.

Et à notre gauche: Tiffany, jolie brune dont la vie ressemble à un parcours infini d’obstacles. Et ça tombe bien, c’est en faisant son footing qu’elle s’écrase sur un Pat visiblement pas guéri de ses troubles bipolaires (la scène filmée façon aimants qui se repoussent est franchement à mourir de rire).

S’appuyant sur le roman éponyme de Matthew Quick, le cinéaste détourne les codes de la comédie romantique pour donner sa vision croquignolette d’une banlieue américaine et de ses habitants, tous complètement névrosés (il faut voir De Niro en dingue de foot superstitieux).

Le charme si particulier de ce film imparfait tient sur les épaules fragiles du couple barré Cooper/Lawrence. Et sur un De Niro tout aussi cabossé, plein d’une émotion qu’on ne lui a plus connue depuis longtemps.

D’une sincérité troublante et oscillant sans cesse entre comédie et drame, Happiness Therapy, film bipolaire à l’instar de son héros, se goûte comme un concentré de bonheur pur dont on ressort à la fois le cœur retourné et avec une pêche d’enfer.

Happiness Therapy
Réalisé par David O. Russell. Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro – 122’.

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