Guillaume Canet « Un jour, ça va me tomber sur la gueule! »

Après l'immense succès des Petits mouchoirs, il signe son premier film américain. Rencontre avec un homme qui n'achètera jamais de barbecue.

971425

Il y a des hommes à qui tout réussit. Guillaume Canet fait assurément partie de ceux-là. Tous les matins, ce jeune quadragénaire se réveille aux côtés de Marion Cotillard, avec laquelle il vient d'avoir un petit garçon prénommé Marcel. Il est beau, riche, populaire. Et fonceur, même si son visage d'éternel jeune premier pourrait laisser penser le contraire. "J'ai l'air gentil? Eh bien, vous me voyez mal, alors. Parce que j’ai tendance à monter très vite dans les tours", confirme-t-il. En effet, derrière le visage poupon de Canet se cache un garçon ambitieux et déterminé. Qui après l'immense succès de ses Petits mouchoirs (cinq millions de spectateurs en France) aurait pu s'assurer un nouveau carton en enchaînant sur une petite comédie à la française. "J'aurais effectivement pu monter un film très facilement en France. Mais l'idée ne m'excitait pas. J'avais en tête de tourner à New York et en anglais. Et quand j'ai une idée en tête, je dois bien avouer que ce n'est pas facile de m'arrêter."

Présenté à Cannes avec fracas, Blood Ties est un remake des Liens du sang. Film français dans lequel Guillaume partageait en 2008 l'affiche avec son ami François Cluzet. L'histoire? Dans le New York des années septante, deux frères aux antipodes, l'un étant flic, l'autre bandit, vont chercher à comprendre le sens du mot "famille". "Quoi qu'il arrive, on ne peut pas tourner le dos aux gens de sa famille. Même s'il y a des choses qu'on déteste chez eux, même si on essaie de ne pas leur ressembler, il y a quelque chose d'unique qui nous lie à eux. Et ça s'appelle les liens du sang. C'est quelque chose qui me fascine."

Vous avez fait votre entrée dans le cinéma américain très jeune avec La plage de Danny Boyle. Est-ce que vous nourrissez depuis un vrai rêve américain?

Guillaume Canet – Non, je n'ai pas vraiment de rêve américain. Mais une vraie fascination pour le cinéma des années septante: Jerry Schatzberg, Cassavetes, Sam Peckinpah, les premiers Scorsese et Coppola. Ce sont des films qui m'ont toujours fasciné, l'image, le grain un peu passé, la caméra à l'épaule. Il y a un langage cinéma qui m'a toujours plu.

Les gens que vous citez ont vécu à New York et filmaient leur ville. Vous, c'est un monde que vous ne connaissez pas vraiment…

La suite des réponses de Guillaume Canet dans le Moustique du 30 octobre 2013.

Sur le même sujet
Plus d'actualité