Gérald Watelet: Un homme de goût

Gerald Watelet concourt au succès de tout ce qu'il touche: cuisine, couture, émissions... Quelle est sa recette?

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Comment vous présenteriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas?
Gerald Watelet – J’expliquerais que je travaille dans le domaine de l’art de vivre pour les médias. Les rôles que j’occupe dans C’est du belge et Sans chichis sont tous les deux axés autour de ce concept. La haute couture, mon ancien métier, représente également l’art de vivre, la dimension créative en plus, pareil pour la cuisine. Je fais également de la décoration, ce qui fait toujours partie du même domaine. Je suis très attiré par toutes les facettes du lifestyle et de la créativité avec tout ce que ça implique: vêtements, volumes, couleurs, cuisine, etc. Oh, la liste est longue! Voilà la plus juste façon de me caractériser.

Comment expliquez-vous ces nombreux changements de cap dans votre carrière?
C’est toujours une question d’opportunités. J’ai commencé la mode très jeune, à 25 ans. Le milieu m’a toujours attiré, donc quand on m’a proposé de me lancer à Paris, j’ai foncé. Des années exceptionnelles jusqu’en 2008. J’ai ensuite changé de cap à cause de certaines mauvaises rencontres. Le métier a aussi évolué pour ne plus vraiment me correspondre. La décision d’arrêter s’est imposée par la force des choses: mauvaise conjoncture économique et rencontre avec des associés véreux. Je n’ai pas tourné la page de gaieté de cœur. Mais après huit mois de remise en question, j’ai eu envie de rentrer dans mon pays.

Vous parlez d’opportunités… Mais le retour en Belgique ne s’imposait pas spécialement?
Non, en effet. Ce n’était pas suite à une proposition. J’avais juste une chronique dans C’est du belge. Pas vraiment beaucoup de travail. À l’époque où Sans chichis était en gestation, Sandrine Graulich, ex-éditrice de C’est du belge, est venue me chercher. Je pensais qu’elle allait me proposer une chronique de mode, mais pas du tout: c’est la cuisine qui l’intéressait! J’y ai quand même réfléchi à deux fois. Je n’avais pas spécialement envie de revenir à ce domaine, d’autant plus que ça n’a jamais été mon métier. J’ai été maître d’hôtel et directeur de restaurant, mais je ne suis pas un homme de fourneaux. J’aime faire à manger pour mes amis et moi, mais enfermé toute la journée dans une cuisine, ce n’est pas du tout mon truc. J’ai pesé le pour et le contre. Finalement, j’ai décidé d’essayer, pour le fun. C’est comme ça que j’ai débarqué dans Sans chichis.

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Que vous inspire l’actuel déferlement d’émissions culinaires?
Pour avoir été un homme de mode, je dirais que c’est une mode. Tout à coup, les gens découvrent qu’ils doivent manger trois fois par jour. Je n’en regarde aucune, je déteste les émissions "concours".

Donc, vous ne regardez pas non plus The Voice?
Ah si, pour le coup, c’est différent. J’ai enregistré un épisode de Sans chichis avec B.J. Scott aujourd’hui, on a beaucoup rigolé. Je la trouve très vraie, cette femme a une belle personnalité. The Voice rassemble de vrais talents sans être avilissant. C’est une émission digne, c’est un point important.

Si vous deviez choisir entre C’est du belge et Sans chichis, quelle serait votre décision?
Pour tout avouer, quand on m’a proposé de participer à Sans chichis, il a été envisagé de manière directe que j’arrête C’est du belge, mais j’ai refusé sec. Je ne voulais pas laisser tomber l’un pour l’autre. Il s’agit de deux choses très différentes. Elles me permettent de montrer plusieurs facettes de la personnalité du même Gerald.

Vous arrivez à concilier les deux?
C’est parfois lourd. Pour continuer à être bon et à aimer ce que l’on fait, la fatigue ne doit jamais dépasser l’enthousiasme. Je dois veiller à ne pas vouloir tout faire tout azimuts. Personne n’est invincible et je n’ai plus vingt ans.

SANS CHICHIS
DU LUNDI AU VENDREDI LA DEUX 17H15

C’EST DU BELGE
VENDREDI LA UNE 20H20

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