Fin de duels de The Voice et derniers coups de coeur

Chaque semaine, Sébastien Ministru regarde The Voice Belgique et élit ses coups de coeur. A la veille des lives, les trois derniers élus.

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1 Thomas Damoiseaux

On a bouclé les duels mardi avec un gros pic d'enthousiasme sur celui opposant Florent et Thomas, deux garçons qu'on avait vaguement oublié depuis les blinds. Erreur. Double erreur. Florent et Thomas sur un tube électro – Waves de Mr.Propz – c'était tout sauf un rêve qui se réalise (surtout pour eux) et c'est devenu un des plus jolis moments de cette saison 4. Avec sa voix rauque et rocailleuse qui fait passer Garou pour Farinelli, Thomas (17 ans) envoie de la balle et percute sur un registre viril mais jamais bourrin. Ce gamin a un timbre à faire pâlir de jalousie tous ceux qui ambitionnent de chanter le rock et le blues, même s'il est encore coincé au rayon frais et primeurs. On ose à peine imaginer ce que ça va donner une fois sorti de cette section des gardiennes. Le type devrait faire trembler les murs des lives.

2 Florent Brack

Lui aussi, avec des références vintage à faire mousser de plaisir Marc Ysaye (mais pourquoi tous les gamins de 16 aiment-ils Led Zeppelin et AC/DC?), il a parfaitement défendu son beefsteak sur cette rengaine dance (le même Waves du même Mr.Propz) qu'il s'est réapproprié avec l'aisance du gars qui va au boulot en sifflotant. Les nuances dont il a ponctué son interprétation, et la solidité de sa voix déjà bien stable ont fini par jouer en sa faveur. Eliminé face à Thomas, Florent a été repêché par Chimène avec qui il n'a pas fallu marchander: son buzz est venu d'un coup du coeur.

3. Jana Jordens

Atteinte du syndrome Françoise Hardy – elle doit se faire violence pour exister face caméra –  cette fille est d'une délicatesse monstrueuse. Malgré un choix de chanson un peu artichaud (Torn de Natalia Imbruglia), Jana, qu'on attend ailleurs et qu'on n'a ni envie de brutaliser, ni envie de sortir de sa zone confort, a livré une prestation bourrée de charme. Mais pas seulement… Il y a dans sa façon de chanter un contrôle assez impressionnant de la douceur et de la pudeur – ce qui donne à son truc une dimension faussement instable qui fait sa force. Candidate qui rase les murs, mais candidate dangereuse.  

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