Et alors, ce nouveau Bowie, ça donne quoi?

Nous avons pu écouter ce mercredi matin "The Next Day", le nouvel album de David Bowie. "The Next Day" sort le 8 mars en Belgique dans sa version Deluxe, soit dix-sept titres.

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L'édition vinyle sera commercialisée chez nous deux semaines plus tard.  L'album a été enregistré avec Tony Visconti au cours de ces deux dernières années à New York. 

L'album est en pré-écoute gratuite sur iTunes: http://itunes.com/DavidBowie

Voilà ce que nous avons ressenti sur base d'une seule écoute au studio ICP à Bruxelles.  

Deux infos encore. Les chansons sont de format court, de 2,58 minutes pour Dirty Boys à 4,41 minutes pour You Feel So Lonely You Could Die.

Si la pochette avec son post it étrange est un clin d'oeil à l'album "Heroes" (1977), les sonorités du disque évoquent plus "Lodger" (1979), "Scary Monsters" (1980) et "Heathen"(2002).

The Next Day.  "Me revoilà, et pas tout à fait en train de mourir", chante Bowie sur ce titre d'ouverture très rock avec guitares en avant et rythmique lourde. Bowie évoque la guerre dans ce titre mais aussi le star-system.

"Au début, ils te donnent tout ce que tu veux, après ils te retirent tout ce dont tu as vraiment besoin. Ils bossent avec Satan alors qu'ils dansent comme des saints."  Bowie s'en donne aussi à coeur joie au saxophone. Un titre qui, comme beaucoup d'autres, plairait à ceux qui ont adoré "Scary Monsters".

Dirty Boys. Une intro qui sonne comme Fame, une voix bourrée d'effets, un funk new-yorkais glacial et un solo de saxophone implacable. Dur, rageur, incisif.

The Stars (Are Out Tonight). Le deuxième single de l'album qui confirme les tonalités rock.  Des propos nostalgiques et encore une réflexion sur la célébrité,  un clin d'œil à un certain "Brad "(Pitt?) et de belles guitares.

 Love is Lost. Chanson très accessible avec une rythmique qui évoque le Bowie du début des années 80 mais aussi celui du Hallo Spaceboy d'"Outside"Gain-Ann Dorsey apporte le groove avec sa basse ronflante et chante dans les choeurs.

Where Are We Know?  La première chanson de ce nouvel album dévoilée par Bowie le 8 janvier dernier, jour de son 66e anniversaire. Un ton mélancolique, une voix de crooner et des réflexions sur le Berlin des années 70 que tous les fans ont déjà décortiquées. 

C'est la chanson la plus calme de l'album et celle qui se démarque le plus de l'atmosphère générale. Très surévaluée à sa sortie en raison de l'émotion suscitée par l'annonce surprise du retour de Bowie, elle tient sa place ici sans sonner pourtant comme un futur classique.  Pour nous, il ne s'agit que d'une redite du magnifique Fantastic Voyage qui s'abritait sur "Lodger". Mais ce n'est que notre avis.

Valentine's Day. Des riffs glam, un refrain très porteur, une chanson seventies dans la grande tradition "classic rock". Encore un thème nostalgique avec l'évocation d'un collégien qui a du mal à trouver sa place au milieu de ses condisciples.

If You Can See Me.  Bowie retrouve les sonorités drum & bass qu'il avait déjà exploitées sur "Earthling" en 1997. Ajoutez des guitares pleines de réverb' et un tempo vaguement jazzy et vous avez l'un des titres les plus expérimentaux du disque.

I' Rather Be High. Une mélodie et un format pop avec un son d'aujourd'hui.

Boss Of Me. Un morceau assez faiblard à la première écoute. Seul le saxophone nous touche. On n'est pas loin de  "Never Let Me Down."

Dancing Out In Space. Bowie relance la machine avec cette chanson imparable où se bousculent rythmique Motown et crescendo à la Heroes.  Une chouette single pour les radios.

How Does The Grass Grow.  Autre chanson phare de ce nouvel album. Bowie se fait chanteur engagé en dénonçant les génocides ethniques.  Les guitares dépotent et la rythmique secoue. Si vous avez aimé Don't Look Back In Anger,  ce titre est pour vous. Grand morceau.

(You Will) Set The World On Fire. Bowie maintient la pression avec cette chanson très rock où les guitares dominent les d(é)bats.  Bowie tape du poing et tout le monde en prend pour son grade.

You Feel So Lonely You Could Die.
Une ballade pour calmer les esprits, une belle mélodie aussi. Le piano fait une belle apparition avant que Bowie ne termine la chanson par un clin d'oeil à son classique Five Years (1972).

Heat.  Une plage atmosphérique pour conclure la version normale de l'album avec une phrase qui résume parfaitement le mystère Bowie.  "Et je me dis à moi-même,  je ne sais pas qui je suis." Une manière de dire qu'on ne rentre pas dans un disque de Bowie pour avoir des réponses sur tout.

So She. Premier titre bonus qui nous ramène encore au début des années 80, période "Scary Monsters… and super creeps".         

Plan. Instrumental synthétique de remplissage.

I"ll Take You There.  Une claque funk pour conclure. Super chanson.

"The Next Day" paraît le 8 mars chez Sony.

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