Envoyé spécial: La Légion, quel honneur!

Que pourraient bien avoir en commun le poète Francis Ponge, la femme politique Simone Veil et l'ex-footballeur Fabien Barthez? Peu de chose, probablement. Si ce n'est cette petite étoile suspendue à un ruban rouge, dont ils furent tour à tour gratifiés.

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Que pourraient bien avoir en commun le poète Francis Ponge, la femme politique Simone Veil et l’ex-footballeur Fabien Barthez? Peu de chose, probablement. Si ce n’est cette petite étoile suspendue à un ruban rouge, dont ils furent tour à tour gratifiés. L’insigne le plus prisé de la République française, puisqu’il en représente la plus haute distinction. Chevaliers, officiers, commandeurs, plus rarement grand officier et grand-croix, les récipiendaires de la Légion d’honneur sont aujourd’hui au nombre de 95.000 – dont une très large majorité d’hommes. De cette décoration héritée de l’Empire – Napoléon Bonaparte l’institua en 1802 pour récompenser « la bravoure militaire et le mérite civil » -, que tirent ces élus choisis par le président? Un devoir, celui d’honorer la devise de l’ordre, « Honneur et patrie ». Mais aussi quelques avantages, comme l’accès de leurs enfants à des « maisons d’éducation », établissements scolaires dont le droit d’accès est héréditaire. Et surtout, le prestige. Une bonne raison pour l’équipe de journalistes d’Envoyé spécial d’enquêter sur les critères de sélection retenus et de s’interroger sur la transparence du processus. Car si le mérite et les « services éminents » rendus à la nation ne font aucun doute chez de nombreux médaillés, certains choix peuvent laisser perplexe. Ceux de Nicolas Sarkozy attribuant la rosette à tour de bras soulèvent notamment quelques interrogations. Il est vrai que face aux amitiés personnelles et aux intérêts particuliers, la valeur ne pèse pas toujours bien lourd… – A.-C. P.

20h35 FRANCE 2
Envoyé spécial: Les hochets de la république

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