Envoyé spécial: Etudiants chinois, faut-il revoir sa copie?

La France est le septième pays au monde à accueillir le plus d'étudiants chinois. Une opportunité réservée aux meilleurs, pourrait-on penser.

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La France est le septième pays au monde à accueillir le plus d’étudiants chinois. Une opportunité réservée aux meilleurs, pourrait-on penser.

Ce serait oublier les nombreux bacheliers mal classés dans leur pays, auxquels les écoles les plus prestigieuses de Chine ferment leurs portes. Pour eux, le dernier espoir d’assurer leur avenir professionnel, c’est d’aller dans une université française. En découle un véritable trafic d’inscriptions.

L’enquête de Véronique Blanc et Emmanuel Beke débute en province, plus précisément à la faculté de Toulon où éclata un scandale l’an dernier. Au cœur de l’affaire: tentatives de corruption de professeurs et inscriptions achetées.

Le président de l’université fut révoqué de la fonction publique. Mais l’université de Toulon n’est pas la seule concernée. D’autres facultés abritent de mystérieux intermédiaires réclamant entre 3.000 et 4.500 € pour rejoindre la cohorte d’étudiants de l’Hexagone.

Problème: les candidats au départ n’ont généralement pas le niveau et, pour certains, ne parlent pas un mot de français. De Paris à Pékin, les journalistes d’Envoyé spécial interrogent responsables administratifs et étudiants chinois, ceux de France comme ceux qui aspirent à les rejoindre.

Ils mettent au jour les failles d’un système de sélection peu fiable (l’obtention du visa n’est pas soumise à une pratique correcte de la langue) et la facilité des petits arrangements devenus légion. Avant de rappeler que, l’an dernier, l’Etat français a dépensé plus de 200 millions d’euros pour que des étudiants chinois puissent suivre des cours dans une faculté. – A.-C. P.

24 février: 20h35 FRANCE 2 Envoyé spécial: Etudiants chinois, faut-il revoir sa copie?

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