Empire Of The Sun – Ice On The Dune

L’excentrique duo australien découvre l'art de la glisse.

886995

Ils se sont rencontrés dans un bar de Sydney juste avant la fin du siècle dernier. Depuis, Nick Littlemore et Luke Steele n’ont jamais cessé de rêver. En un seul album ("Walking On A Dream" en 2008), les deux amis ont délimité les frontières d’Empire Of The Sun. Avec leur condensé multivitaminé de pop baroque et d’électro aérodynamique, les Australiens ont imposé une esthétique en va-et-vient entre le 21e siècle et les années 1980.

Pop et scintillant, féerique, l’univers scénique du duo ne recule devant aucune excentricité. "On cherche d’abord à s’évader de la réalité. À fuir l’ordinaire, la banalité", lance Nick Littlemore, empereur et ancien collaborateur du Cirque du Soleil. "A nos débuts, on a écrit une histoire: le fil conducteur de nos aventures musicales. En transposant nos chansons sur scène, on a voulu insuffler une âme au récit, proposer quelque chose d’ambitieux avec des costumes et des effets spéciaux. Pour nous, tout ça est aussi important que la musique. C’est un package." On ne va pas le contredire: voir un concert d’Empire Of The Sun, c’est la garantie d’en prendre plein la vue. Comme assister à une collision entre un opéra pop, une performance théâtrale et un film de science-fiction.

Emmené par un single imparable (Walking On A Dream), leur premier album a fait carton plein aux quatre coins de la planète. Pour son second chapitre baptisé "Ice On The Dune", Empire Of The Sun s’est déplacé lentement. "On avait besoin de remettre nos idées en place, confesse Littlemore. On venait de vivre un rêve éveillé. Il y avait une certaine nervosité à l’heure d’attaquer ce second essai. Quand ta musique suscite un tel enthousiasme, il faut prendre du recul et se poser les bonnes questions."Après 18 mois de gestation et un tour du monde des studios d’enregistrement, Empire Of The Sun glisse enfin "Ice On The Dune" sur la platine.

On y entend de nouveaux tubes (Alive), mais aussi des envies d’ailleurs, comme les envolées symphoniques de Lux ou les chœurs gospel du final Keep A Watch. Sous le titre de l’album, on s’attarde également sur la relation entre le yin et le yang. "On aime jouer sur cette relation d’opposition où chaque partie porte une trace de l’autre. Chaque jour, par exemple, on nous parle des changements climatiques. Si certaines zones se réchauffent, d’autres au contraire se refroidissent inexorablement. Pourtant, c’est toute la planète qui trinque…" – Nicolas Alsteen

 

 

Empire Of The Sun
Ice On The Dune
Universal

Plus d'actualité