Elodie de Sélys: Ne l’appelez plus Madame Archives!

Miss de Sélys se lance dans Starter!, émission de coaching pour ambitieux sur pattes. L'occasion de dire "Elo!" à la discrète animatrice. Qui pourtant en veut!

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Il y a juste dix ans, elle déboulait au boulevard Reyers avec une jolie frimousse et un diplôme de journaliste. Vite propulsée à la tête d'une émission baptisée Archives, elle aurait dû se dire que ce n'était pas fait pour elle. Oui mais voilà: quand on vient de Liège, on a une ardeur d'avance dans le sang. Aujourd'hui, Elodie de Sélys peut se vanter d'avoir transformé les tiroirs de la RTBF en émissions séduisantes (Zoom arrière, Ce jour-là, La télé de A à Z). Et à côté de ça, des projets aussi variés qu'emballants s'offrent à elle. Starter!, sorte de "Comme un chef… d'entreprise", en est un. Génies en Web en sera bientôt un autre.

Si, comme les candidats de Starter!, vous deviez passer un casting aujourd'hui, vous vous présenteriez comment?
Elodie de Sélys – Un entretien d'embauche?… Je dirais que je suis une journaliste originaire de Remicourt, que j'ai 32 ans et que je suis maman d'un petit garçon. Je travaille à la RTBF depuis 10 ans. C'est Jean-Louis Lahaye (petit ami à l'époque d'une de ses cousines, NDLR) qui m'a un jour signalé que la RTBF cherchait une scénariste pour l'émission Tu passes quand tu veux. Il m'a dit: "Je leur file ton CV, après tu te débrouilles." Ça a marché, j'ai donc commencé ma carrière en écrivant les petites fiches de Maureen Louys et David Antoine…

La télévision était votre objectif?
Non, car cet univers me paraissait difficile d'accès. A la base, je voulais me tourner vers la presse écrite. J'étais diplômée de l'Université de Liège avec un DEA en études européennes et je voulais faire un Erasmus en Angleterre pour mon mémoire. Mais alors que j'économisais pour partir, la RTBF est arrivée…

Plus tard, il a fallu passer un casting pour Archives. Il paraît que c'était gagné d'avance…
Loin de là! En tout cas, je n'ai pas eu cette impression. Il y avait des profils très différents. Mais ils ont eu l'idée de choisir quelqu'un de très jeune pour faire contraste avec les images et les intervenants. C'était réussi! Au début, c'était un peu délicat: je recevais des Jean-Claude Defossé, des Paul Danblon ou autre René Thierry, qui se demandaient un peu ce que la "stagiaire" leur voulait (rires).

Dites-le une fois pour toutes: vous n'êtes pas la fille de Gérard de Sélys, autre figure de la RTBF?
Non. Il y a déjà eu des démentis dans la presse. Et sur Twitter, c'est ma phrase de présentation: "Non, je ne suis pas la fille de l'autre." Je suis très fière de mon vrai papa, qui est médecin et qui s'appelle Jean de Sélys. Je tiens à le remettre à l'honneur!

Le petit "de", ça fait très aristo. Ce n'est pas trop encombrant à porter?
C'était un peu difficile à l'école. Mais aujourd'hui, on m'en parle rarement. Je n'ai pas du tout été élevée dans un esprit aristo et je n'habite pas dans un château… Mon père me dit toujours: notre petit "de", c'est comme dans pomme de terre.

L'image de Madame Archives, elle, vous colle à la peau… Ça doit être frustrant à la longue.
Pas tant que ça, dans le sens où j'ai toujours aimé mon travail. Et ça ne m'a jamais fermé des portes. Encore aujourd'hui, je fais des reportages pour Une brique dans le ventre. J'ai aussi fait Le grand quiz de la forêt, il y a quelques mois. En juin, j'enchaînerai avec Génies en Web, avec Adrien Devyver. Et ce jeudi, Starter! commence. Quand on me l'a proposé, l'idée d'un "changement de cap" m'est passée par la tête. Mais je ne cherche absolument pas à provoquer une rupture. Le concept m'a séduite avant tout et c'est la preuve que je ne suis pas prisonnière d'une image…

Quand on a souvent le nez dans la télé "d'avant", finit-on forcément par penser que la télé, c'était mieux avant?
C'est le danger… En plus, j'ai un côté nostalgique: chez moi règnent beaucoup de vieilles photos et j'écoute les Beatles. Mais soyons réaliste: la télé d'avant était beaucoup plus lente, on parlait autrement. C'est charmant, mais la façon de consommer la télé a changé… Et, non, je ne regarde pas uniquement Les mercredis de l'histoire sur Arte! Je regarde The Voice, par exemple.

Quoi d'autre?
Vraiment de tout. Je ne suis ni sectaire ni fétichiste. Côté séries, je craque pour Mad Men. Et j'avoue, j'ai un faible pour Plus belle la vie, même si, là, je n'ai plus regardé depuis trois semaines (rire). Sinon, je zappe beaucoup… Sur Questions à la une parfois. Sur Comme un chef. Il faut juste que le principe soit sympa…

[…]

STARTER!
Jeudi 29 mars La Deux 20h05

LA TELE DE A A Z
Mardi 27 mars La Deux 20h05

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