Edouard Molinaro en 4 films – De la Cage aux Folles à l’Emmerdeur

Il a marqué la culture populaire, signé des films à succès derrère lesquels il s’effaçait. Edouard Molinao est mort. Il avait 84 ans.

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La chasse à l’homme – 1964

Chef-d’oeuvre oublié de la comédie de boulevard sur le thème – délicieusement sexiste – de la corde au cou. Le mariage vu par Claude Rich et Jean-Claude Brialy – le tout relévé par des dialogues à punch-lines (c’est du Audiard) et des guests à ne plus savoir où les ranger: Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Bernard Blier (dingue), Michel Serrault (sublime), Marie Laforêt, Francis Blanche, Françoise Dolréac… Du très bon vintage.

Oscar – 1967

Adaptation d’une pièce de Claude Magnier avec un Louis de Funès hystérique et au sommet de son art. Une histoire de valise échangée, un comptable qui vise la fille de la maison, des portes qui claquent, une séance de massage culte et une crise de nerfs entrée dans l’histoire de la comédie. Classique de chez classique. Molinaro et de Funès refont ça dans Hibertanus deux ans plus tard.

L’emmerdeur – 1973

Comédie menée par le duo Jacques Brel-Lino Ventura qui, à la base, sont loin d’être des comiques aux yeux du grand public. Le rapport plus que contrasté entre le dépressif suicidaire (l’insupportable Pignon joué par Brel) et le tueur à gages impassible qui n’en à rien à foutre (Ventura plus haut que jamais) est d’une éfficacité redoutable.

La cage aux folles – 1978

Enorme succès adapté de la pièce de Jean Poiret reproduisant, entre autre, la scène historique de la biscotte. Le film, conspué par la communauté homo de l’époque, reste pourtant (si on veut bien le regarder) une oeuvre visionnaire sur la mariage gay et l’homoparentalité – sans compter l’extrême tendresse incarnée par Michel Serrault au-dessus de tout et, dans le fond, bouleversant. 

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