Ecoutez le nouvel album de Madonna

The Queen Of Pop revient en force sur le dancefloor mais ne surprend plus. La pop scintillante y côtoie la techno de bourrin.

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Universal Music a organisé dans ses bureaux de Zaventem une écoute en avant-première de  "MDNA", le nouvel album de Madonna qui est commercialisé ce vendredi 23 mars. Nous vous dévoilons, à chaud, nos premières impressions, après une écoute religieuse des douze chansons.

"J'ai besoin d'avancer. J'ai besoin de transpirer. J'ai besoin de faire de la musique sur laquelle je peux danser." Voilà ce que Madonna déclarait voici quelques semaines. Nous pouvons déjà vous annoncer qu'elle a tenu  au moins deux de ses promesses. "MDNA" est un disque qui fera suer sur le dancefloor mais qui ne propose rien de ce qu'on connaissait déjà de la material girl.

Pour ce douzième album studio, Madonna a fait appel à trois producteurs: le bidouilleur anglais William Orbit avec qui elle a déjà signé en 1998 l'un de ses chefs-d'œuvres "Ray Of Light", le vulgaire faiseur de beats putassiers Benny Benassi et l'un des princes de la french touch 2.1 en la personne de Martin Solveig.

Orbit se taille la plus grosse part du gâteau avec six morceaux.  Solveig est derrière trois plages (mais aussi sur des chansons bonus pour l'édition limitée) et, heureusement pour nos oreilles, le bourrin  Benassi se contente de deux tracks. 6 + 3 + 3 = 11. Oui, Madonna produit elle même un titre. Alors, voilà en gros, ce que ça donne.

  

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Girls Gone Wild. Le second single tiré de l'album que vous connaissez déjà. Des gros beats pour un appel à l'hédonisme. Comme le chantait déjà Cindy Lauper dans les années 80, Girls just wanna have fun. Et malgré ses 53 ans, Madonna n'est pas la dernière pour aller s'amuser. Point de vue ambiance, c'est plus la Beach Party à Beauf City que l'électro inventive distillée au Fuse. Benny est passé par là.

Gang Bang. A peine  le deuxième morceau de l'album et déjà le parfum de scandale qui va faire pâlir de jalousie la Gaga. Huit compositeurs (dont Mika) sont crédités sur cette chanson sulfureuse. "Drie bitch" chante Madonna avant de passer aux choses plus sérieuses avec un "Die Bitch" ("Meurs salope") que la censure ne risque pas d'épargner. C'est bien pour le buzz, ça.

I'm addicted. Encore un titre pour le dancefloor avec pleins d'effets sur la voix, de filtres et de jeu sur les curseurs.  Justice adorerait remixer cette invitation in da club.

Turn Up In The Radio. Produit par Martin Solveig dont on reconnaît la touche, cette chanson est pop dans le ton et… plus radiophonique. Le refrain rentre vite dans la tête et tout étant moderne, elle évoque dans ses atmosphères et le texte le Video Killed The Radio Stars de nos amis Buggles. Nous, on aime beaucoup.

Give Me All You Luvin. Le premier single que vous connaissez tous. Imparable, y compris les interventions de  Nicki Minaj et M.I.A.

Some Girls. Non pas un hommage à l'album des Rolling Stones, mais une chanson autobiographique. Le travail de William Orbit évoque un peu son tube Express Yourself. Madonna affirme sa différence. Elle ne veut pas être comme les autres filles. Mais ça aussi, on le savait déjà. Une des très bonnes chansons du disque.

Superstar. Madonna cite en vrac Travolta, Marlon Brando, Abraham Lincoln mais aussi Jules César et Michael (Jordan pas Jackson). En invitée surprise, sa fille Lourdes assure les choeurs. Une chanson très pop produite par Madonna herself.

I don't give a fuck. Et revoilà Nicki Minaj qui attaque le refrain en mode rap. Drôle de titre. Un peu hip-hop, un peu électro et avec un final qui sonne comme un soundtrack de péplum. Du beau travail de Martin Solveig.

I'm sinner. Un disque de Madonna sans référence biblique n'est pas un disque de Madonna. Non seulement, elle se la joue Marie-Madeleine, mais elle dit qu'elle aime ça.  Orbit repompe des idées déjà utilisées sur "Ray Of Light".

Love spent. Ça pue un peu. On n'est pas très loin de la daube de Kim Carnes, Bette Davis Eyes. Vous vous souvenez? Au secours…

Masterpiece. "MDNA" se termine par deux ballades. Celle-ci est déjà connue. Elle figurait au générique de fin de WE, le film de Madonna.  Pas une œuvre d'art mais ça fait du bien d'entendre une guitare acoustique dans un monde de beats (et on écrit bien "beats", hein!).

Falling Free.  Une chanson écrite à quatre mains par Madonne et son beau-frère Joe Henry.  "Nous sommes libres de partir", chante Madonna. Pour où? That's the question.

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