On a écouté « Songs of Innocence », l’album offert gratuitement par U2 sur iTunes

Les Irlandais ont frappé un grand coup en offrant leur nouvel album "Songs of Innocence" gratuitement à tous les utilisateurs d'iTunes. Nous l'avons écouté dans la foulée de sa diffusion. U2 se montre très pop dans le son et très nostalgique de son enfance sur ces chansons de l'innocence produites principalement par Danger Mouse.  Bono retrouve les quartiers dublinois de son enfance, rend hommage à Joey Ramone et Joe Strummer avant d'inviter Lykke Li sur le magnifique The Troubles. Nos impressions à chaud...

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The Miracle (Of Joey Ramone)

Un hommage de U2 à Joey Ramone pour ouvrir ce nouvel album? Pourquoi pas. U2 avait déjà repris Beat On The Brat sur un album tribute aux Ramones. La voix de Bono s'impose d'emblée sur ce titre avec des "oh oh oh"  dans le refrain. Mais ça reste très moyen comme plage d'introduction d'un nouvel album de U2. Mais comme on aime bien Joey, on pardonne…

Every Breaking Wave

Une chanson pop comme U2 sait en écrire avec la guitare de The Edge qui renvoie aux meilleurs moments de "The Unforgettable Fire". Refrain mémorisable dès la première écoute, radiophonique et très mainstream. On reconnaît la patte de Danger Mouse à la production.

 

California (There Is No End To Love)

Du piano, des claviers, des choeurs avec de la réverb' et encore un refrain très pop avec des "oh oh oh" en cascade. U2 marche sur les traces de Coldplay à moins que cela ne soit l'inverse.  Bono répète dix foix de suite "Barbara, Santa Barbara" dans l'intro. Mouais…

 

Song For Someone

Une ballade introduite  par une guitare acoustique avec beaucoup d'émotion dans la voix de Bono.  "If There is a light, you can't always see. If there is a world we cant' always be", chante-t-il sur le refrain à la rythmique sobre mais imparable. Un tube.

 

Iris (Hold Me Close)

The Edge impose toute sa singularité sur cette chanson qui confirme  le format pop de "Songs Of Innocence" et le son plus propre imposé par Danger Mouse.  "Free yourself, to be yourself"… "Libère-toi pour être toi-même",  conclut Bono. Jolie formule pour un joli morceau.

 

Volcano

Oups, le morceau a buggé quand on l'a téléchargé sur iTunes, sorry les mecs.

 

Raised By Wolves

Autre réussite. Une intro très rock, les guitares de The Edge qui plantent des atmosphères épiques, des notes de claviers qu'on aurait pu retrouver sur une face  B imaginaire de Sunday Bloody Sunday et un refrain imparable sur lequel Bono chante d'une voix désespérée "I don't  believe anymore".

Cedarwood Road

U2 se réveille avec un riff rageur de The Edge avant que Bono n'emmène la chanson sur des territoires moins hostiles qui sont aussi ceux de son enfance. C'est en effet au numéro 10 de Cedarwood Road, à Dublin,  que le petit Bono -Paul David Ewson sur son acte de naissance- a vécu avec ses parents.  

Sleep like a baby tonight

Plage assez étonnante sur laquelle Bono chante d'une voix falsetto sur le refrain. Une mélodie lancinante avec, encore, des notes entêtantes de The Edge au piano et un "pont" presque expérimental  sur la fin du titre. Un morceau pour les fans, pas pour les radios, mais qui  donnera à long terme toute sa valeur ajoutée au disque.

This is where you can reach me

U2 sort de sa zone de confort avec cette excellente chanson atypique dédiée à Joe Strummer, leader de The Clash disparu en décembre 2002.  "Soldat, soldat, nous savions que le monde ne serait plus jamais le même…" Une super rythmique et du U2 qui s'impose là où ne l'attendait pas, quelque part entre le Clash de Sandinista et Gorillaz…

The Troubles

Très belle chanson pour conclure le disque. Ici aussi, U2 oublie ses cavalcades épiques pour des atmosphères faussement nonchalantes mais prodondément… troublantes. Sur le refrain, Bono est accompagné par une mélodie légèrement orientale aux claviers et un choeur féminin assuré par Lykke Li. Magnifique.

 

 

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