DSK: Palme du coup médiatique

S'il avait été présent hier soir sur la Croisette, un auteur britannique aurait probablement hurlé: "Beaucoup de bruit pour rien". Et pour cause, Welcome to New York qui agite les conversations ici depuis le début du festival, a été montré à la presse. Avec conférence de presse à l'appui. Et une fête placée sous le signe de la provocation...

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Le film tout d'abord a été très moyennement accueilli. Ce qui n'étonnera personne. Les producteurs n'ont jamais annoncé un grand film à la clé. Mais bien un film qui allait bousculer les habitudes… Et pour le coup, ils avaient bel et bien dit la vérité. Puisque ce Welcome to New York ne sortira pas dans les salles. Mais il est d'ores et déjà disponible en vidéo à la demande sur le net. Atteignable à quelques clics… Une tentative qui créera, c'est certain, un précédent dans les habitudes de distribution du cinéma (ce qu'on appelle "la chronologie des médias", à savoir: sortie du film en salles, sortie quatorze semaines plus tard en VOD, et quelques semaines encore plus tard en vidéo à la demande). Et s'ils n'ont aucun chiffre capable d'étayer des statistiques, les gens de chez Wildbunch espéreraient atteindre les 160.000 visions. Ce qui est énorme pour un film sur le Net, mais très léger pour une sortie cinéma…
 
En ce qui concerne le film, "Inutile" disent certains, Obscène déclarent d'autres, vulgaire, lourdeau, ennuyeux. S'il s'ouvre sur une partie fine de vingt minutes, Welcome To New York montre Depardieu sous toutes les coutures. Ne nous apprend fondamentalement rien de nouveau. Si ce n'est la vision d'Abel Ferrara, à savoir que ce sont les femmes responsables de tous les maux des hommes et qu'Anne Sinclair n'est pas totalement innocente dans cette affaire. Il est d'ailleurs fort probable qu'une bataille juridique se déclare autour du film… pour le moins partisan.
 
Pour ce qui est de la soirée qui a suivi la projection et la conférence de presse, on allait dans le même bon gout: avec des boissons au Viagra, un Love Hotel (lit posé sur la plage), un centre d'arrestation où l'on pouvait se faire prendre en photo menotté par deux policiers new yorkais… Un buzz quoi! Un peu triste en soi. Mais réalisé par une équipe de pirates qui n'a pas fini de dynamiter le cinéma français. Et ça par contre, on s'en réjouit!

 

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