Droit de réponse de uMedia à l’article de Moustique

uMedia a pris connaissance de l'article de Jérôme Colin, intitulé "La petite mort du cinéma belge" et mis en ligne ce 18 juin sur le site de Moustique. uMedia est particulièrement visé dans cet article, qui contient plusieurs affirmations inexactes.

Droit de réponse de uMedia à l’article de Moustique

uMedia n’a d’ailleurs jamais été contacté par le journaliste qui ne semble pas avoir cherché à recouper ses sources. uMedia n’a jamais refusé la moindre demande d’interview et entend répondre aux accusations fausses et infondées mentionnées dans l’article. Ces informations incorrectes nuisent en effet à la réputation de l’entreprise.

uMedia n’a pas versé un seul euro de dividende aux actionnaires de l’entreprise alors que l’article affirme que les trois actionnaires principaux ont reçu un million d’euros chacun.

L’article mentionne que "les trois acteurs principaux de cette société ont pris des dividendes d’un million d’euros chacun l’année dernière". Cette affirmation est totalement fausse et aurait pu être vérifiée par le journaliste par une simple consultation des comptes annuels déposés à la Banque Nationale Belge par les différentes sociétés du groupe uMedia. Au contraire de ce qui est écrit, uMedia n’a distribué l’année dernière aucun dividende à ses actionnaires mais a préféré réinvestir ses bénéfices (après paiement des impôts) dans le développement des nouvelles activités du groupe, toutes ces activités étant relatives au secteur du cinéma (production, distribution, effets spéciaux, etc.). L’entreprise en fera d’ailleurs de même cette année car elle a encore de nombreux projets en perspective qui permettront de renforcer la réputation de l’industrie audiovisuelle belge à l’étranger.

Le rendement moyen annuel aux investisseurs est de plus ou moins huit pour cent et non pas de vingt à vingt-cinq pour cent comme mentionné dans l’article.

L’article mentionne que uMedia, au même titre que deux autres intermédiaires, "propose des rendements aux investisseurs de 20 à 25 pour cent". Une nouvelle fois, cette information est incorrecte en ce qui concerne uMedia. Comme cela a été exposé lors des auditions parlementaires, preuves à l’appui, le rendement moyen annuel offert par uMedia est de l’ordre de huit pour cent. Celui-ci est en outre attesté de façon annuelle par un réviseur d’entreprise. Un rendement de l’ordre de 20 % tient tout simplement du phantasme et n’est pas pratiqué au sein de notre société. A noter également que le rendement varie en fonction des prestations des films dans lesquels nos clients investissent et est tout à -fait légal au vu de l’article de loi 194terCIR.

uMedia est un moteur de l’industrie audiovisuelle belge et a largement contribué à son essor.

L’article exprime que "ces (intermédiaires) leaders phagocytent le système et le pervertissent dans son entièreté". Une nouvelle fois, il s’agit d’une prise de position infondée du journaliste.

En dix ans, uMedia a levé plus de 300 millions d’euros auprès de plusieurs milliers d’investisseurs et les a investis dans plus de 200 films. Cela va de la coproduction internationale ("The Artist", "Grace Of Monaco", "Clo-Clo", "Le prénom", "The Expatriate", etc.) au film d’auteur ("Dead Man Talking", "Le cochon de Gaza"…), du dessin animé ("Sammy" I et II, …) au documentaire, en passant par les séries télévisuelles et même les courts métrages (qu’elle est la seule à financer avec des fonds tax shelter).

Conformément à la volonté du législateur, ces fonds ont généré des retombées macroéconomiques indéniables pour le secteur audiovisuel. Une étude menée par Deloitte a d’ailleurs prouvé que pour 1 euro investi en tax shelter par l’Etat, celui-ci récupère au minimum 1,21 euro en recettes fiscales. Sans les intermédiaires qui ont à la fois la capacité de comprendre les besoins des entreprises et la volonté de développer et de soutenir des films variés, le tax shelter n’aurait jamais atteint le niveau auquel il est aujourd’hui.

L’entreprise n’emploie aucune personne full time pour le lobbying politique et non pas 2 personnes full time comme mentionné dans l’article.

Contrairement à ce qui est mentionné dans l’article, bien que l’entreprise fasse régulièrement valoir son point de vue auprès des autorités publiques et de la presse, uMedia n’emploie aucune personne travaillant à plein temps pour du lobbying politique. Toutefois, elle veille toujours à rectifier les informations incorrectes qui sont véhiculées par ses détracteurs quand elles sont relayées dans la presse, comme c’est malheureusement le cas dans l’article de Moustique.

En conclusion, uMedia souhaite préciser qu’elle est résolument convaincue que l’industrie cinématographique (au sens large) sera un des principaux moteurs de croissance de notre pays dans les prochaines années. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’entreprise continue de diversifier ses activités et rivalise aujourd’hui avec des studios de cinéma internationaux. Elle garde toutefois une culture d’entreprise basée sur les relations humaines mais également l’excellence dans les services qu’elle offre à ses clients.

Dans de nombreux pays, la success story de uMedia serait montrée en exemple afin de susciter des vocations auprès de jeunes entrepreneurs. Elle fait aujourd’hui face à des critiques ciblées venant systématiquement des mêmes horizons. Cela n’empêche toutefois pas l’entreprise de croire qu’elle pourra continuer à contribuer à l’essor de toute une industrie qui a bien besoin de locomotives osant l’innovation et la diversification.

Nadia Khamlichi, CEO et cofondateur de uMedia SA
Jeremy Burdek, CEO et confondateur de uMedia SA
Adrian Politowski, CEO et cofondateur de uMedia SA

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