Dour: Un 25e anniversaire d’anthologie sous les beats et les tropiques.

Ça ne pouvait pas mieux s’embraser. Avec des températures historiques oscillant entre 26 et 32 degrés, ce 25e anniversaire avait déjà reçu son cadeau des dieux. Exit bottes et marées de boue, place aux bikinis, à la protection 50 et à une plaine de la Machine à Feu sur le point d’imploser.

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Il faut dire qu’ils étaient tout de même 183.000 plagistes – dont 44.000 le dimanche, un record absolu – à avoir décidé de ne pas louper la beach party. Sur les conseils de Madame Soleil, mais surtout sous le charme d’une programmation toujours aussi nomade et pointue. De quoi marquer cette édition au cachet dans les annales?

 

Des têtes d'affiche aguicheuses défendues par The Vaccines, les Yeah Yeah Yeahs ou The Smashing Pumpkins, une tribu hip-hop à l'honneur avec l'ovni Mykki Blanco, le son old school d'Apollo Brown et le light show dantesque de Flying Lotus.

 

Ce Dour 2013 a eu raison de sortir le lance-flammes pour allumer ses 25 bougies. Difficile aussi de passer sous silence sa Cannibal Stage à décorner un Gaulois et un line-up électronique qui mixe les légendes vivantes – Carl Craig, Dave Clarke ou Dan Deacon – et la nouvelle vague berlinoise ou française. Mention "cinq tickets drink" pour les prestations bling-bling de la djette russe Nina Kraviz, du Parisien Jackson & His Computer Band – fils caché de Daft Punk et de Jean-Michel Jarre – et de son compatriote Gesaffelstein.

 

Avec leur techno dark et intelligente, ces deux pyromanes de l’électro sont les premiers à avoir cramé le gâteau, dans une X Marquee au bord de l’asphyxie. Un 25e anniversaire épique et d’anthologie.

 

NOTRE TOP 5 DES CONCERTS

 

– Flying Lotus
– Dan Deacon
– Yeah Yeah Yeahs
– Apollo Brown
– Gesaffelstein

 

ON A AIME

 

– L'absence de pluie, et de boue.
– Les nombreux stands food qui proposent enfin un menu un peu plus varié que sur les autres festivals. C'est pas toujours Byzance, mais au moins on a désormais le choix.
– L'organisation (quasi) sans faille et le sourire king size des équipes du festival. 
– Les lockers gratuits (mais sponsorisés).
– La programmation alternative qui suscite toujours autant notre curiosité et réserve son lot d'excellentes surprises. Et parties.  
– Les noms de scènes qui affichent de mieux en mieux leur style musical.
– Les festivaliers les plus roots de Belgique.

 

ON A MOINS AIME

 

– Les DJ Camping improvisés qui crachent leurs beats pourris avant midi.
– L'application officielle du festival qui vous annonce parfois la fin d'un set avant son lancement.
– Les jeux débiles proposés par la marque Coca-Cola. Exemple navrant avec le concours de celui qui reste le plus longtemps la face collée sur un bloc de glace…
– Le goulot séparant la Last Arena du haut de la plaine qui a parfois provoqué quelques mouvements de foule super-flippants.
– Les planchers qui dansent tout seuls et provoquent des chenilles de pelles. On touche du bois pour l'année prochaine. 

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