Dour Festival: Notre compte-rendu

Résumé d’une première journée de festival qui a brillé sous le soleil. Exactement. Rendez-vous sur www.moustique.be pour le bilan complet de cette 26ème édition.

1146061

Un peu maussade et vraiment pluvieuse, la météo de ce mois de juillet n’est pas venue à bout du moral des festivaliers. Mieux, à Dour, c’est carrément le soleil qui a accueilli les 22.000 premiers motivés venus planter une tente aux pieds des fameux terrils. Véritable institution, le Dour Festival est resté fidèle à ses (bonnes) habitudes en proposant une programmation gargantuesque et une affiche kilométrique. Ici, les noms et les genres se bousculent tandis que, sur le site, les gens se pressent dans tous les sens. Nominé parmi les meilleurs festivals européens pour son ambiance et sa programmation, le Dour Festival est également annoncé par le site de référence Last.fm comme le meilleur endroit au monde pour faire une découverte musicale. Pas faux. En voici les temps forts.

 

Future Islands

Entre punk, new-wave et disco, ce quatuor de Baltimoremise tout – ou presque – sur la voix grandiloquente de Samuel T. Herring, petit bonhomme ventru à la calvatie naissante. Moyennement sexy. Sauf que… Dès que les lignes de basse rebondissent sur les nappes synthétiques, le mec se métamorphose en super héros. À fond dans son rôle, le mec se déhanche comme un gogo-danseur et s’égosille tel un crooner en pleine montée. Conquérant, parfois kitsch, Herring offre de véritables instants de magie au concert de Future Islands, une des grandes révélations  de cette édition.

 

Chet Faker

Après Gotye et Tame Impala, l’invasion des kangourous sur le territoire européen se poursuit. Jeudi, le public de Dour a réservé un accueil triomphal à Chet Faker, sobriquet sous lequel se cache Nicholas Murphy. Casquette noire et barbe rousse, l’Australien couche son amour pour le R&B sur des textures électroniques d’une rare élégance. Sous la chaleur tropicale d’un chapiteau défiant tous les records d’humidité, le garçon a mis le monde à ses pieds. Voix sensuelle, chansons sexy et reprise raffinée du tube No Diggity: Chet Faker enflamme les cœurs et déchaîne les passions. C’est une certitude: la musique de ce type va devenir énorme.

 

Détroit

Loin de Vilnius et des polémiques, Bertrand Cantat a hissé Détroit en tête d’affiche de la première soirée du festival. Venu défendre les titres de l’album "Horizons" en compagnie de son pote Pascal Humbert et d’une formation remontée à bloc, l’ex-chanteur de Noir Désir a, dans un premier temps, conjugué son concert au présent avec quelques titres récents. Joué à la tombée du jour, le morceau Droit Dans Le Soleil laissait ainsi filtrer un courant d’air électrique, un blues orageux et mystique. Et puis, d’un coup, tout a éclaté. Peut-être moins aiguisées qu’à l’époque de Serge Teyssot-Gay, les guitares ont craché de véritables tranches de rock’n’roll sur les reprises de Noir Désir: Fin de Siècle et Tostaky ont littéralement mis le feu à la plaine. Et si, en fin de parcours, quelques mauvaises langues criaient encore à la récupération de ces chansons, Détroit s’est bien défendu en s’imposant comme le meilleur groupe de reprises du monde. Super concert.

Sur le même sujet
Plus d'actualité