Des racines et des ailes: les trésors du patrimoine mondial

Depuis 1972, l'Unesco s'attache à protéger les biens culturels et naturels du monde entier. Voici vingt ans, tout juste, les rives de la Seine à Paris rejoignaient le prestigieux classement mondial.

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Depuis 1972, l’Unesco s’attache à protéger les biens culturels et naturels du monde entier. Voici vingt ans, tout juste, les rives de la Seine à Paris rejoignaient le prestigieux classement mondial.

A l’occasion de cet anniversaire, Louis Laforge et son équipe se sont installés, le temps d’un numéro spécial, dans la Sainte-Chapelle. Une première pour ce bâtiment érigé au XIIIe siècle au cœur de l’île de la Cité, qui n’avait jamais prêté son décor à une émission de télévision.

Le magazine s’ouvre sur l’histoire de ce très bel édifice gothique, à la fois politique – Louis IX de France, dit Saint Louis, commanda sa construction – et religieux puisqu’il abrite les reliques de la Passion, rachetées par le roi à l’empereur de Constantinople. Aujourd’hui, il est aussi le lieu de rendez-vous des artisans, missionnés pour remplacer les gargouilles abîmées et restaurer la façade altérée par les siècles et les intempéries.

Le périple continue, mais à la découverte, cette fois, du fameux art de vivre à la française, également consacré par l’Unesco en novembre dernier: le repas gastronomique. De la prestigieuse école de cuisine Ferrandi à Rungis, le plus grand marché de produits frais du monde, Des racines et des ailes nous plonge dans l’histoire du goût.

L’équipe quitte ensuite l’Hexagone et s’envole pour l’Ouzbékistan. Un pays mythique de l’Asie centrale qui recèle lui aussi quelques trésors. Parmi ceux-ci, la célébrissime place du Registan à Samarkand, lieu de prédilection des jeunes mariés, qui reste le symbole de la ville et le principal argument touristique du pays. Yves Porter, historien de l’art et spécialiste de l’Ouzbékistan, clame – et on le croit volontiers – qu’elle demeure la plus belle place du monde. Partagée avec enthousiasme, son expertise éclaire intelligemment les superbes images de trois madrasa, écoles coraniques dont les chambres d’étudiants feront pâlir d’envie les pensionnaires de nos cités U.

Sur ses pas, nous découvrons d’autres chefs-d’œuvre de l’art islamique de la ville, moins connus, comme la mosquée Bibi-Khanym devant laquelle se dresse un gigantesque lutrin de pierre destiné à porter le plus grand coran du monde (lequel se trouve hélas à Tachkent). Chemin faisant, l’historien raconte l’épopée de Tamerlan, puissant chef de guerre du XIVe siècle, à la tête d’un empire s’étendant des rives de la Méditerranée aux portes de la Chine. Le reportage s’achève plus à l’ouest, à Boukhara. Une autre étape de la route de la soie qui abrite un hammam vieux de cinq siècles… et un masseur pour le moins énergique, entre les mains duquel seuls les plus téméraires remettront leurs articulations.
Anne-Claire Préfol

26 janvier: 20h35 FRANCE 3 Des racines et des ailes: les trésors du patrimoine mondial

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