De grandes espérances

Ces Grandes espérances sont non seulement le livre le plus connu de Charles Dickens, mais surtout le plus mélodramatique.

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Pas étonnant, dès lors, qu’il ait suscité une quantité record d’adaptations sur petit et grand écran. L’histoire ne varie pas, forcément, dans les grandes lignes: Pip, promis à un avenir de forgeron, voit son avenir basculer lorsqu’il reçoit une véritable fortune de la part d’un très généreux donateur anonyme.

Mais il va découvrir que les espèces sonnantes et trébuchantes ne peuvent pas tout acheter. Et surtout pas l’amour de la belle Estella.

Par contre, les acteurs sont tous à la hauteur. Jeremy Irvine, impeccable dans le rôle du gamin. Helena Bonham Carter, douce dingue à point sous les traits de la bienfaitrice supposée.

Sans oublier Holliday Grainger, qui après un galop d’essai dans Anna Karénine, trouve ici un vrai rôle, à la mesure de son talent et de sa beauté glaçante.

Malgré quelques accidents industriels (Prince Of Persia), le réalisateur Mike Newell a prouvé qu’il était tout aussi à l’aise dans l’épique (Harry Potter et la Coupe de feu) que dans la comédie finaude (Quatre mariages et un enterrement). Et la mise en scène de ces Grandes espérances s’en ressent à la hausse. Résultat: un grand classique revisité dans une bonne version 2.0.

Les grandes espérances
Réalisé par Mike Newell. Avec Jeremy Irvine, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter – 121’.

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